CHAPITRE V
La nouvelle de la rentrée du roi Louis XVIII à Paris u marin. était parvenue à Toulon par les journaux. Aussitôt qu'il 4 7 en eut connaissance, M. le contre-amiral Duperré crut devoir proposer au conseil de défense d'envoyer un officier de Farmée de terre près de M. le maréchal commandant en chef pour prendre ses ordres. Il adjoignit à cet officier M. le capitaine de vaisseau Grivel, en le chargeant particulièrement d'exprimer au maréchal le v<£u de tout le corps de la marine de conserver l'arsenal de Toulon à la France.
Ces mots , soulignés dans le journal de M. le contreamiral Duperré, révèlent toute sa pensée en même temps qu'ils expliquent sa conduite dans les conjonctures critiques où se trouvait le pays depuis son arrivée à Toulon.
Le 1 7 juillet il s'empressa d'expédier à M. le maréchal Brune, par estafette, la réponse de lord Exmouth apportée à Toulon par im hrick anglais.
Le lendemain 1 8 , M. le maréchal Brune entra dans Toulon à la tête du 3 5^ régiment d'infanterie.
Le contre-amiral préfet maritime reçut , le 1 9 , du ministre de la marine , l'ordre de faire arborer le pavillon blanc, n fit connaître cet ordre à M. le maréchal commandant en chef, qui lui en laissa l'initiative.
Pouvait-il accepter cette initiative Pline le pensa pas.
Les joiumées du 21 au 2 4 juillet se passèrent en mouvements de plus en plus tumultueux et dans une inexprimable anxiété.
Enfin, le 26 juillet 181 5, M. le contre-amiral
M. u cM(f«- Duperré reçut de Paris Tordre de remettre le service de
■^UlJ^J^ la préfecture maritime à M. le capitaine de vaisseau
" *~?V Christi-Pallière, major général de la marine. Il exécuta
!• ar»pN«ua>c. sur-le-champ cet ordre, prescrivit d arborer le pavillon
blanc le lendemain 26, et quitta Toulon à dix heures
du matin, heureux d^avoir préservé Tarsenal de toute
tentative de la part de l'étranger.