‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 51 sur 155 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

point habillés et incapables de faire un bon service. Peu nombreuse, la garde nationale de la ville n'offrait guère une ressource plus sérieuse.

Cependant « d'après le conseil de défense réimi en présence de M. le maréchal Brune , il avait été reconnu que douze à quinze mille hommes étaient rigoureusement nécessaires pour préserver Toulon.

Le 8 juillet, Fennemi ftit signalé sur la côte à la hauteur d'Antibes, faisant route à l'O., au nombre de plusieurs vaisseaux, frégates et autres bâtiments de guerre, suivis de quinze transports à trois mâts. U était à présumer que cette expédition se dirigeait contre Toulon ou Marseille. M. le maréchal Brune en fut aussitôt informé, avec demande d'un secours devenu de la dernière ui^ence.

Après avoir conclu un armistice avec le corps autrichien qui lui était opposé, M. le maréchal Brune se rendit à Toulon, le 1 1 juillet, laissant ses troupes au Luc et siur la route de Toulon.

M. le contre-amiral Duperré venait d'oi^aniser en compagnies, pour le service de Tartillerie de place, tous les canonniers employés à différents postes dans l'arsenal.

Bientôt parvint à Toulon la convention du 3 juillet 1 8 1 5, en vertu de laquelle l'armée française réunie sous Paris devait se retirer derrière la Loire, en même temps que l'ennemi entrerait dans Paris.

M. le maréchal Brune repartit pour son quartiergénéral le 12 juillet, sans décider s'il viendrait au secours de Toulon.

L'expédition anglaise, encore en vue, faisait route pour la baie de Marseille, où les vents lui permettaient d'arriver le jour même.

Le 1 3 , des rapports ayant annoncé Tarrivée de Texpédition sur les côtes de Martigues , M. le contre-amiral Duperré fit une reconnaissance des ouvrages extérieurs situés à TE. •

Le 1 4* la garnison fut renforcée du 9^ r^iment de àtM^u** ligne, envoyé par M. le maréchal Brune, et fort d'en- ^H"^ viron six à sept cents hommes.

•H»^ En vertu des ordres du maréchal, le préfet mari-

time expédia, le 1 5 juillet, M. le capitaine de frégate de Mackau, avec Tordre de communiquer à Famiral anglais, sir Edouard Pellew, plus tard lord Exmouth, le texte de la convention précitée du 3.

De retour à Toulon le 16, M. de Mackau rendit compte de sa mission. Conduit à Marseille, il ne put voir l'amiral anglais; mais le chef d'état-major avait promis de transmettre la réponse de cet officier général au contre-amiral préfet maritime.

M. le maréchal commandant en chef fut à Tinstant incme informé du résultat de la mission confiée à M. le capitaine de Mackau.

En attendant la réponse de l'amiral anglais, toutes les positions extérieures, dans la partie 0. de Toulon, furent militairement occupées.

Ut lagio- Environ quatre à cinq mille Anglo-Siciliens avaient été débarqués à Marseille, dont la rade était occupée par six vaisseaux, deux frégates, une corvellect un brick.

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à la Frttttee.

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