‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 55 sur 155 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

réquîpage le mieux discipliné est toujours le plus heureux. » {Annexes, n** 27.)

Le 3 1 mars, la Gloire jeta Tancre sur la magnifique Arri^.« rade du Fort-Royal où se trouvaient réunis la plupart ;, ia\ilrtin,>* des bâtiments que M. le contre-amiral Duperré allait ranger sous son pavillon; d'autres, seulement en relâche, devaient obéir aussi à ses prescriptions, d'après les ordres du roi.

La Martinique était gouvernée par M. le lieutenant général comte Donzelot, ancien et digne compagnon d'armes de Moreau, de Désaix et de Kléber. 11 avait été gouverneur général des îles Ioniennes, alors que M. le contre-amiral Duperré conunandait les forces navales françaises et italiennes dans l'Adriatique. Faits pour se comprendre, ils s'honorèrent tout d'abord d'une cordiale et haute estime à laquelle le temps ajouta l'amitié la plus inviolable.

Sévère dans les rapports de service , M. le contreamiral Duperré était facile dans les choses de simple étiquette. Dès son arrivée, il visita même les autorités secondaires , et devança les habitants les plus estimables de la colonie. Cet abandon lui concilia la sympathie générale, et l'affection s'unit à l'admiration pour saluer le vaillant capitaine qui, au déclin de l'Empire, avait si glorieusement défendu l'honneur du pavillon dans les mers de l'Inde.

Le I** avril 1819, M. le contre-amiral Duperré prit m ircomre

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des mains de M. le capitaine de vaisseau Courson de |„,„a ,, Ville-Hélio le commandement et les archives de la sla- ";-;»"''^«»*'"

de la »(ation.

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tjou. Il recul le même jour à son bord le vénénble comte Donzelot. En rendant à Famiral sa visite , le gouverneur fut accueilli avec tous les honneurs militaires dus à son rang , et avec b respectueuse courtoisie qu ins^ pi raient son âge et son noble caractère.

M. le contre-amiral Duperré passa Tinspection de tous les bâtiments dès le 4 mars ; il se montra satisfait de la tenue et de Finstruction des équipages; mais la 'i«L»ui..a. composition de la station était loin de répondre â ses vœux.

Il trouvait que les flûtes et gabares étaient d^un emploi onéreux, incapables de faire un service de guerre et de protéger le conunerce contre les insultes des pirates, tous bien armés et bons voiliers.

Un magasin général avait été établi à bord de la Gloire pour les besoins de la division, sans doute pour assurer, comme dans les ports, Texact contrôle des livraisons et des consonunations. De plus, afin d'éviter les chances de mer et les frais de transports, l'excédant des rechanges et des approvisionnements était débarqué des bâtiments qui retournaient en France, pour servir à ceux dont la station se prolongeait. Un magasin spécial recevait et comptait de toutes ces matières. A beaucoup d'égards lapprovisionnement pouvait se renouveler sur les lieux , en tenant un compte distinct de ce renouvellement pour faciliter les vérifications.

M. le contre-amiral DupeiTé peusait aussi que le st^our sur les rades» élail dangereux pour la santé de>

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