CHAPITRE VIL
Au moment où \m débarquement allait s'opérer, le Fort arbora le pavillon blanc et fut aussitôt occupé par ^20 hommes des i 2^ et 24^ régiments de ligne, commandés par M. Louftaud, chef de bataillon.
Dans son rapport, reproduit aux Annexes (n® AS), M. le contre-amiral des Rotours cita, conune s'étant plus particuhèrement distingués, les officiers et marins dont aous nous faisons un devoir de rappeler ici les noms, en ajoutant que jdusieurs figurent encore avec honneur dans la marine :
MM. Ponée, capitaine de vaisseau; Laine, capitaine de frégate; Lemaitre, Kerdrain»et Thibault, lieutenants de vaisseau; .Tétiot, capitaine de frégate; Uervieux, lieutenant de vaisseau; Thevenard, capitaine d'artillerie; Clément, lieutenant de vaisseau; G>ulom, enseigne de vaisseau; Fénoux, sous-lieutenant d*in£mterie de marine; Simon et Beyot, maîtres; Anot, Perdrix et Messager, canonniers; Boniface , Trottcl et Brault, heutenants de vaisseau.
Ces noms, reproduits dans Tordre des bâtiments, étaient particuhèrement recommandés aux grâces du roi .
De nie de Léon ou par la rivière de Santi-Petri, Tennemi pouvait tenter de reprendre le fort; mais la vigilance habituelle de M. le contre-amiral Duperré ne lui fit point défaut: il s'empressa de demander au prince général en chef de fortifier File de Santi-Pelri de manière à la mettre à Fabri de toute surprise.
B«4Jilèom lia fort.
coBtre Csdiz.
i>iép>t«tifa Le 3o septembre, il se rendit à San-Lucar pour hâter lui-même rarmement d'une flottille reconnue indispensable pour battre efficacement les murs de Cadix. « JTagis et j'agirai sans cesse , * écrivait-il au ministre. En effet, rien ne pouvait ^al^ son infatigable activité.
Aussi , dès le lendemain 1 3 , il ralliait trente des bâtiments de la flottille et n'attendait quW temps favorable pour faire prendre poste à Fescadre cl commencer Tattaque.
Un paquebot s'étant présenté pour débarquer un consul envoyé par Sa Majesté Britannique à GMlix, l'entrée lui fut défendue , aux termes du blocus déjà régulièrement notifié.
BuBi»r-a»aicDi Lc 2 4 scptembrc , dans la matinée, la flottille de bombardement reçut l'ordre de s'avancer» sous la protection de l'escadre, à huit cents toises, c'est-à-dire en dedans de la portée des batteries ennemies. Ce mouvement , dirigé par M. le capitaine de frégate Longueville, s'exécuta avec autant de précision que d^audace. Dix bombardes, dont trois espagnoles et cinq obusières se trouvèrent bientôt rendues à la limite qui leur avait été assignée. Environ deux cents bombes et quelques obus furent lancés contre la place. L'ennemi riposta par tous ses forts, toutes ses batteries et une ligne de ^'^"?^ grandes canonnières.
Plus de cent cinquante bombes tombées dans la ville y répandirent l'effroi.
l-os boulots de fennemi dépassaient* en général, de plus do cont loises la ligne fraiivaise.
tl« Cadix.