CHAPITRE VII
Une bombarde avait été presque coulée; ne voulant pas l'abandonner en trophée à Tennemi , M. le contreamîral Duperré ordonne de Tenlever. Aussitôt, MM. de Bréteville et de Bros de Puechrédon s'élancent dans une chaloupe et entraînent à la remorque cette bombarde sous le feu de Tennemi.
Au moment où M. Beauzée, enseigne de vaisseau, remorque une autre bombarde, un boulet lui perce son embarcation et lui tue deux hommes.
Le feu y conunencé à huit heures, ne cesse qu'à dix heures et demie, un vent de S. 0. forçant la flottille à se retirer à San-Lucar, où d ailleurs elle avait à renouveler ses munitions, complètement épuisées.
A la suite de cette première attaque , le contre-ami*ral commandant Tescadre cita, comme s'étant plus particulièrement distingués, M. deLongueville, conunandant la division firançaise , et M. le capitaine de vaisseau Michelana, commandant la division espagnole de la flottille de bombardement, ainsi que MM. Bellanger„ de Bros de Puechrédon, Trottel et Brault, lieutenants de vaisseau.
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Le lendemain 26 septembre, les vents se levèrentau S. E., et la mer devint teUement grosse, qu'il fut impossible de renouveler l'attaque.
M. le contre-amiral Duperré employa ce retard forcé à bien combiner ses opérations avec celles de l'armée de si^e. Afin de pouvoir profiter du premier moment
iMbarquenent.
favorable , il recommanda de réunir à Rota toutes les troupes qu'il devait embarquer pour opérer une descente sur la plage de l'île de Léon, tandis qu'un pont serait jeté sur la rivière de Santi-Petri pour favoriser une autre attaque du côté de terre.
Lc«r.dw reçoit Lc mêmc joiu*, le moment propice espéré par le àJ^ contre-amiral commandant l'escadre ne se présentant pas, il se décida, malgré l'état de la mer, toujours trèsgrosse, à donner l'ordre d'embarquer les troupes.
L'escadre reçut sans le moindre accident un corps de 4,657 hommes, et elle fut aussitôt ralliée par la flottille de débarquement, composée de cinquante ba^ teaux plats.
« Jamais , écrivait M. le contre-amiral Duperré, mouvement aussi précipité ne s'est exécuté avec un zèle aussi éclairé. Les capitaines ont tout fait; je n'avais à entrer dans aucun détail ... Le temps est fort incertain; le vent à l'Q. S. 0., mais très-faible; il est impossible de rien entreprendre. Je ne laisserai pas échapper l'occasion, bien certain qu'elle ne se représenterait plus. Moyens d'attaque, moyens de débarquement, tout me paraît aussi bien combiné que nos faibles ressources et cette improvisation le permettent. Dans l'armée de terre comme dans l'armée de mer, tout n'est qu'espoir bien assuré du succès si nous mordons la terre. * (Annexes, n** 67.)
Cependant, les mauvais temps forcèrent l'escadre à prendre le large et la flottille à se réfugier à Rota.