CHAPITRE VIII
ccndant cl la fermeté crun caractère qui s'imposait par rexpérience elle respect, plus encore que par l'autorité.
Infatigable et ponctuel, il voyait tout, il décidait tout par lui-même. Ses chefs de services, admis dans son intimité , pouvaient juger de la droiture de ses intentions, de Tardeur de ses efforts, et, stimulés par son exemple, ils n'épargnaient aucun labeur pour mériter les témoignages de satisfaction, qui devenaient pour eux un brevet d'honnemr.
Les mouvements de la rade, du port et de l'arsenal faisaient, pomr ainsi dire, diversion aux travaux administratifs, dont il supportait l'excès avec autant d'application qu'il avait naguère montré de présence d'esprit et d'audacieuse décision dans le combat.
Quelles que fussent ses occupations , il se réservait des moments pendant lesquels il était accessible à tout le monde, aux marins comme aux ouvriers, et les plus humbles requêtes n'étaient pas celles qu'il accueillait avec le moins d'intérêt.
Les trois années pendant lesquelles M. le vice-amiral Duperré dirigea la préfecture maritime de Brest furent peut-être les plus heureuses de sa vie , si nous en jugeons par la satisfaction avec laquelle il se les rappelait, alors que, parvenu au faîte des dignités et du pouvoir, il jetait un regard vers le passé.
Il est vrai qu'à Brest il avait sous les yeux ce qu'il aimait le plus au monde après son pays : sa famille et la mer.