‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 85 sur 155 · CHAPITRE VlII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VlII

fAsIrée, qui, à rancienoelé de grade, réunissait tous les titres à sa confiance.

Le 16 juillet 1826, M. le vice-amiral Duperré quitta m. i« vice^»ir*i la Martinique avec les huit bâtiments dont les noms ^l"*

suivent: a. la Martinique

BitiacnU. CapiUues. ,. . .

w » A 1 ' • m 1 ""^ diviuon.

LAmphitnte Troude..

La Flore Massieu de Clcrval.

j^t^ I L'Amazone Amous.

^^ * L'Astrée Ducrest de Villeneuve.

La Clorinde Duval d'Ailly.

La Circi Comte de Vénancourf.

Corvelte La Victorieuse Martin Dauteuil.

Brick-goélette. . , La Surprise Halley.

Entre Porto-Rico et Saint-Domingue la division fut ralliée par les frégates la Nymphe et la Médée, capitaines Cuvillier et de Mélay , ainsi que par les bricksgoélettes la Railleuse, l Antilope et la Baacis.

La Railleuse fut gardée, et les deux autres bricks eurent ordre de se rendre à la Martinique.

La Médie fut renvoyée au Port-au-Prince , avec l'autorisation d'y séjourner ou de faire une croisière dans rOcéan , selon Tétat des choses.

La division se porta dans le nord des débouquements, et FAstrée s'en sépara à la hauteur des Bermudes. Bien que réduite de cette frégate , la division continua de se livrer avec succès aux manœuvres d'ensemble pendant toute la traversée.

Le ministre, renonçant à faire évoluer la division, avait prescrit à M. le vice-amiral Duperré de rentrer à Brest k la fin du mois d'août.

\6i) VIK Dli L'AMIRAL DLPERRE.

Il ne lit donc que se montrer au second point df rendez-vous qull avait assigné au nord de Madère; et, toujours ponctuel, il arrivait le 39 du même mois d'aoïll en rade de Brest avec tous les bâtiments dont la division était définitivement restée composée, savoir:

BiliiBfntt. C«piUmr«.

' L'Amphilritf Troude.

iLa Flore Massicu de Clenal

L* Amazone Amous.

^'^^ *^* ' ï La \ymphc . Cuvillier.

f La Chrindc t>uval d*Ailly.

Lu Circé Comte de \enancoiiri

\ La Surprise Hallay.

* ^ ^^^ ' ) La Railleuse De Traversay.

IVndant une campagne de huit mois, sur un personnel de 5,000 hommes, la division en avait perdu 17, et les malades aux hôpitaux avaient toujours été beaucoup au-ilessous de 1 p. o o.

Kn tenninant sa cpiarantaine . Famiral demanda, le \ septembre, Tautorisation d'amener son pavillon et d\dler prendix^ dans sa famille un repos dont sa santé avait grand besoin. • Notre métier, écrivait-iU tel que je le couixMS et que je Tai toujours pratiqué, ne se fait jHMut impunément- • \^Anmcjcfs^ n^ 68.)

Le ministix* acctxia le 9 septembre? a ce vœu, en lui ^ xpruuAUt toute b satisfaction du roi en ces termes:

• IXnns ivtio cjmipa^e . quelque courte qu*en ait éle U durx*o. \ous Ji\ei fait tout ce que Sa Majesté attenvUiî do \o:r\* *•: le et de x^^r^ lieviMiem^nt p<Hir >oo >>i r> uv

. M MiLt.w Jt iit«' rvvu o.HUUfr j^^uc o-utnlcotiel . j

CHAPITUE VIII. 181

MeiLico ; l'accueil qui a été fait à Carlhagène, à M. Buchet de Marligny , doit laisser peu de doute sur son admission à Bogota ; et , d'après ce que vous m'avez marqué, j'ai lieu de penser que le brick /'/sncfymio/i en apportera bientôt l'avis officiel.

« Vous avez fait le meilleur emploi des bâtiments de votre escadre; et, en les tenant dans une constante activité, vous avez rempli le double objet de former les marins qui en composent les équipages, et de les préserver des maladies qui , trop souvent , ont sévi sur la station des Antilles.

• Ainsi, M. le vice-amiral, vous avez, sous tous les rapports, exercé, de la manière la plus honorable, le commandement important qui vous était confié ; et le roi apprécie les nouveaux services que vous avez rendus. »

Pour ne pas fatiguer l'attention du lecteur par des fu»umi répétitions, nous avons dû nous arrêter seulement aux points par lesquels la seconde statron se distingue de la première, dont nous avons présenté le complet exposé. Nous ajouterons seulement que, cette fois encore , M. le vice-amiral Duperré entretint les relations les plus suivies, les plus courtoises, avec les colonies étrangères, 11 eut particulièrement à se louer de l'accueil gracieux toujours fait au pavillon par M. Van Scholtcn qui venait de passer du gouvernement de Saint-Thomas au gouvernement général des îles danoises. Ces îles , gràct^ à la franchise dont jouissaient leurs ports, étaient le rentre d'un commcicc considérable, donl M. le baron

McoB<]« tUtioa aux Antilles.

|ic(ct lujritiine * DrctI.

Dupcrré s'était fait le libérateur, en poursuivant à outrance les pirates. Pour lui en témoigner sa gratitude, S. M. le roi de Danemark daigna, par im décret du 19 septembre 1826, Tadmetti^e, en qualité de grand'croix , dans Tordre royal de Danebrog dont il reçut les insignes avec la lettre la plus flatteuse.

Mie^Kromir.! Lcs préfectuTes maritimes, instituées par Toiçanisa- .,tTn.mr tion de Tan vin et supprimées en 1 8 1 5, avaient été rétablies par l'ordonnance royale du 27 décembre 1826.

Par une ordonnance collective, en tcte de laquelle figurait M. le vice-amiral Duperré, des officiers généraux et des administrateurs supérieurs de la marine furent nommés, le 7 janvier 1827, à ces hauts emplois.

Pendant son active carrière militaire, M. le vice-amiral Duperré n'avait jamais manqué de profiter de son séjour dans les ports pour s'initier au service si complexe des arsenaux, et l'on a pu voir avec quel succès il avait dirigé en i8i5 l'arrondissement maritime de Toulon dans les conjonctures les plus graves.

A Brest , premier arsenal maritime de la France , il eut à réorganiser le service, précédemment partage enti'c l'autorité militaire et l'autorité administrative, d'après le système unitaire des préfectures , système qui venait de prévaloir, et dont l'application présentait des diflicidlés de toute nature, quant aux hommes et aux choses.

Ces diilicultés, il les aplanit ou les força par IW

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