‹ Vie de l'amiral DuperrébChapitre 9 sur 155 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DÉBUT DANS LA MARINE MILITAIRE. — œMBAT DE LA VIRGIME. — PREMIER COMMANDEMENT. — DÉPART POUR BOULOGNE.

A son retour de Flnde en France, au mois de novem- Ltnpaiiiqae. bre 1 792 , M. Duperré trouva la république proclamée ^^*„"î*' et la France en armes. Déjà la première invasion avait été ' *' ^"'** *""*

v »' continenUIt

refoulée par le canon de Valmy ; la Savoie était envahie ; •' »«ritim« les forces navales contribuaient à la reddition des forte- eiie e>t «entc^. resses de Montalban et de Villefranche , dans le comté ^"u!^J^^* de Nice; elles avaient bombardé Oneille, repaire de pirates dont Tessaim infestait la côte de Gênes; enfm, elles menaçaient la Sardaigne et le royaume de Naples.

Mais ce n étaient encore là que les préludes d'une lutte formidable que la république allait engager, sur terre et sur mer, contre TEurope coalisée.

Malgré Tinfériorité numérique et la désorganisation la n^pubiique de ses flottes, privées, par Témigration , de leurs oflî- ""IvAngu^t^* ciers les plus expérimentés, la république n hésita pas, . ,^ ^j'Jj,^ le i*' février 1 798 , à déclarer simultanémenl la guerre - LEurop. à l'Angleterre et à la Hollande. L'Autriche, la Prusse, tontrt u France.

pasM au s^nice i)« l'Eut.

l'empire germanique , TEspagne , le Porlugal , le royaume des Deux-Siciles et rÉtai ecclésiastique s'empressèrent de se coaliser, dès le mois de mars suivant, pour écraser la France, ou tout au moins éteindre dans son sein la révolution, que ces puissances considéraient comme un volcan prêt à embraser Tordre social et politique de l'Europe.

M. Daprrn; Eu préseuce d'un si grand danger, M. Duperré ne vit que la France menacée; il ne sentit que le besoin de la défendre, laissant au temps à faire justice de tout ce que son cœur et sa raison réprouvaient dans l'anarchie. Quittant aussitôt la marine du commerce poiu* se vouer à celle de l'Etat, il s'embarqua conmie sous-chef de timonerie^ sur la corvette le Maire-Guiton, nom de l'amiral devenu maire des Rochelais pendant leur révolte contre l'autorité royale, en 1628.

Cfoi*iir« Sur ce bâtiment, il ne cessa, du 23 juillet 1 798 au

*âl Fr«»« 2 0 janvier 1 79^, de croiser sur les côtes de France et et aE.p.gi.e. d'Espagne , au milieu des forces ennemies réunies dans ces parages.

Débarqué du Maire-Guiton/û passa presque immédiatement, en la même qualité de sous-chef de timonerie, sur l'ancienne frégate fï/ronie, devenue 7e Tartu, par un décret de la Convention rendu pour honorer la mémoire de son brave capitaine , tué dans im brillant combat qui amena la capture de la frégate anglaise h Tamise ( the Thames) .

* Il fut classé à la Rochelle, le a3 juillet 1793, comme aidetimonier, f** 217, n" 865, du supplément de la matricule de ce port.

Page 1