‹ Vie de la révérende mère Marie-Saint-MauriceChapitre 175 sur 188 · LIVRE IIIe. — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LIVRE IIIe. — LA SUPÉRIEURE GÉNÉRALE

au milieu d'elles et de pouvoir puiser des avis et des consolations dans son cœur si bon et si maternel.

« C'en est fait, elles ne la reverront plus qu'au ciel.

« Que de suffrages empreints de la plus tendre piété filiale elles vont adresser au ciel pour celle qui a su les rendre heureuses sur la terre.

a Je vous souhaite bon courage, ma bonne sœur, dans cette épreuve qui pèse plus particulièrement sur vous, puisque vous êtes obligée de consoler tous les cœurs si justement attristés et de porter le fardeau de l'administration pendant la vacance de la supériorité. Aussi, je vous bénis de tout mon cœur, en vous priant de me croire, de vous et de toutes vos chères compagnes, le bien dévoué et bien obéissant serviteur en Jésus-Christ.

« f L.-Z. MOREAU,

« Evêque de Saint-Hyacinthe. »

Concluons par la lettre d'un prêtre de ce même Canada, où le souvenir de la mère Saint-Maurice doit demeurer impérissable. On en reconnaîtra l'auteur à l'accent de son âme autant qu'à sa signature.

« Saint-Hugues, let mai 1878.

« Très-honorée Sœur,

« Le coup qui vient de vous frapper a un très douloureux retentissement au fond de nos cœurs. Vous avez perdu une mère incomparable. Vos filles du Canada sont inconsolables. Cette grande douleur est partagée, soyez-en sûre, par tous ceux qui ont eu le bonheur de connaître la digne et vertueuse mère Saint-Maurice. Et moi, qui Pavais connue plus intimement et qui avais eu l'honneur d'être son supérieur et directeur local pendant trois ans, moi qu'elle avait honoré dans le temps et depuis d'une filiale amitié, d'une considération respectueuse dont je me reconnais bien indigne, comment vous exprimer la grande douleur que j'ai éprouvée en apprenant cette triste nouvelle? Les hautes qualités administratives, les dons éminenls de l'intelligence et du cœur qui brillaient en elle, la fermeté et la douceur dans le commandement, la gravité et la modestie dans le maintien, tout dénotait en elle les richesses de l'intelligence et du cœur et qu'elle était faite pour commander.

« Elle avait une piété douce qui rendait la vertu agréable à tous.

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