‹ Vie de la révérende mère Marie-Saint-MauriceChapitre 33 sur 188 · LIVRE IIe — LA SŒUR MISSIONNAIRE · texte numérisé non relu

LIVRE IIe — LA SŒUR MISSIONNAIRE

mi-septembre ; tout sera prêt pour les recevoir. Il faudrait par conséquent qu'elles partissent à la fin d'août ou dans les premiers jours de septembre.

« En attendant, je prie et je fais prier pour que le Ciel soit propice à mes vœux, et qu'il accorde à mon jeune diocèse une filiation de ces excellentes Sœurs de la Présentation de Marie.

« Agréez, s'il vous plaît, Monseigneur, l'assurance de la parfaite considération et de la vive reconnaissance avec laquelle j'ai l'honneur d'être, etc..

« f J.-G. Prince,

< Evoque de Saint-Hyacinthe. »

En même temps, le digne évêque de Saint-Hyacinthe écrivait à la révérende mère Arsène, supérieure générale :

<x Saint-Hyacinthe y 2 7 juin 1853.

« Très honorée Supérieure,

« Le souvenir de Bourg-Saint-Andéol est aussi frais dans ma mémoire qu'au mois de novembre 1851, alors que je recevais chez vous cette cordiale hospitalité qui m'a paru un des beaux caractères de votre communauté. Depuis ce moment quoique j'aie été bien silencieux, je n'en suis pas demeuré moins re-

connaissant ni moins dévoué à votre maison. Aussi, ai-je constamment entretenu le désir de vous faire venir en Canada et de vous rendre, vous aussi, missionnaires dans le nouveau monde, II me semble que l'heure est arrivée, car voilà que deux de mes braves curés, dont l'un est mon grand vicaire, entrent dans mes vues, et me fournissent le moyen de vous placer dans leur paroisse. Je sollicite donc aujourd'hui la faveur d'une maison-mère de votre Institut dans mon diocèse.

« Après en avoir conféré avec votre vénérable Evêque, à mon passage a Paris, je lui en écris aujourd'hui même, et je le prie de vous engager à envoyer quatre ou cinq de vos bonnes filles a Saint-Hyacinthe. La population au milieu de laquelle vous vous trouverez est toute canadienne c'est-à-dire, d'origine Française, et parlant cette langue. Cependant, il sera nécessaire d'enseigner l'anglais. C'est pour cela que si vous avez quelque sœur qui connaît cette langue, ce serait parfait ; mais vous trouverez ici des novices parlant les deux langues, et cela vous mettra à Taise. Permettez-moi de vous informer qu'il faudrait une éducation bien accomplie dans celles de vos sœurs qui feront les classes supérieures, car il y a dans les diocèses voisins de bien bonnes maisons d'éducation, au niveau desquelles il nous serait nécessaire

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