‹ Vie de la révérende mère Marie-Saint-MauriceChapitre 35 sur 188 · LIVRE IIe. — LA SŒUR MISSIONNAIRE G · texte numérisé non relu

LIVRE IIe. — LA SŒUR MISSIONNAIRE G

cœurs de l'ancien et du nouveau monde, où votre zèle, Monseigneur, voulait nous confier une partie de ses ouailles.

« Nous sommes donc Canadiennes de cœur, et il n'y a qu'à comprimer l'élan qui nous porte toutes vers cette chère mission ; jeunes et vieilles se croiraient heureuses d'être choisies. C'est vous dire, Monseigneur, que nous ne ferons pas défaut a l'appel de Votre Grandeur, et je m'empresse de répondre à la lettre dont vous daignez m'honorer pour avancer autant que possible le départ des nouvelles brebis que la Providence va confier a votre sollicitude paternelle.

« Notre retraite générale commencera le 1er septembre ; c'est un moment bien favorable pour choisir celles qui conviendront le mieux à cette belle mission.

« S'il fallait en ce moment les prendre a leur poste, il y aurait beaucoup plus de difficultés, et on se fâcherait plus fort de leur enlèvement. Ce ne pourra donc être que vers le 15 septembre au plus tôt qu'elles partiront d'ici. .....

« Monseigneur de Viviers a bien voulu me communiquer sa lettre; les bénédictions de Sa Grandeur nous accompagneront.

« Nous pensons tous, Monseigneur, qu'il faudrait

une sœur directrice, et outre la maîtresse des novices, au moins trois sœurs pour les classes ; plus une sœur du tiers-ordre, pour veiller aux détails du ménage. Ce sera donc six sœurs que nous vous enverrons.

« S'il y avait des sourdes-muettes a instruire, nous choisirions pour cette fin une des trois sœurs qui seront destinées aux classes.

« Ah ! Monseigneur , laissez-nous compter sur vos saintes prières et sur vos saints sacrifices, pour que nous ne nous rendions pas indignes du choix que le Seigneur daigne faire de nous, en nous appelant à une si sainte œuvre, sous la protection de Votre Grandeur. Nous serions effrayées si nous considérions seulement notre faiblesse ; nous n'avons absolument que de grands désirs et une volonté sincère de dépenser nos forces et notre vie pour la gloire de notre divin Maître , en instruisant tant d'âmes pour lesquelles il s'est sacrifié lui-même.

« Je suis, Monseigneur, etc.

« Sr M. Arsène, sup. gén. »

Voici maintenant révoque, premier supérieur de la Congrégation, qui approuve cette détermination de tout son cœur. ïl écrit a son pieux collègue d'outre-mer :

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