PLAN DE LOUIS BOURG
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Pour leur procurer quelque petit secours .
MARIE GTILLET. (i^ SL'PÉRIEl'KE , I T.'J 4. 'iM
M. de Saint -Ovide leur adjugea cependant la
moitié des amendes décernées contre les in-
fracteurs des règlements concernant la pêche:
't lesquelles amendes, dit- il dans son ordon-
.< nance . demeureront au profit de l'établisse- (i )ibi'^ •;//''-
'< ment des sœurs de la Congrégation , attendu '^ni'Tésnint-
.•1 - • , 1 p 1 • Ovide et Le
" qu il n y a pomt encore de labrique pour snrnmnf. du « l'église paroissiale de Louisbourg (1). » 11 leur 1733. assigna aussi d'autres sortes d'amendes relatives giementdfpôà la vente des liqueurs fortes (2). 1735.
La sœur Trottier et ses compagnes furent à i734. ])eine étaJjlies à Louisbourg, qu'on leur envoya Nomei envoi de toute part des enfants à instruire ; et bientôt à Louisbourg. elles se dirent accablées par un travail qu'elles ne pouvaient plus soutenir. Elles écrivirent donc en Canada à la sœur Guillet . leur supérieure , des lettres très -pressant es. pour la prier de leur envoyer un renfort : lui marcjuant cjue trois sœurs souvent infirmes , comme elles Tétaient , ne pouvaient absolument suffire à l'instruction des pensionnaires et à celle des écolières externes, ni aiLX travaux du ménage . vu surtout qu'elles ne trouvaient pas à Louisbourg de domesticpes qui convinssent à leur maison. Pour les soulager, on lit choix de deux autres sœurs , Saint-Placide et Sainte -Gertrude. et d'une fille sécidière pour les gros ouvrages. Elles arrivèrent à Louisbourg
3i8 HISTOIRE DE LA CONGRÉGATION. — CH. XIV.
il) Archives en 1734 r) (1). Il parait que l'une des sœurs
de In marine ; \ \ / i t.
'MLmnSaifit- ^°^^^ ^^^^^ parlûus n'était encore que novice vrlerlik lorsqu'elle partit de Villemarie. C'est ce que suppose le ministre . dans une lettre qu'il écrivit à M. Hocquart , le 19 avril suivant. « M. de Saint- « Ovide et M. Le Norinant (de Mésy) , dit-il, « m'ont rendu compte de l'arrivée à Louisbourg « de quatre filles de la Congrégation , qui y sont « passées de Canada, et dont j'ai approuvé que « vous ayez fait payer le passage , avec celui de « la novice qu'elles ont amenée. Par ce moyen, « la communauté de Louisbourg est à présent en dépéches^^^dc « état de donner les instructions nécessaires aux
n^b , lettre à • j i i • /c»\ t
.If. Hocqunrt. « jeunes personnes de la colonie (2). » La novice
du 19 avril, i , -i . . . 1/ p, o •
fol. 486. dont il est ici parlé lit apparemment protession
(*) Dans l'ouvrage qui a pour titre Conduite de la Providence dans l'établissement de la Congrégation (du Père Fourrier) , imprimé a Tout en 4732 , on trouve quelques détails sur la Congrégation de Villemarie, mais dont plusieurs manquent d'exactitude. L'auteur dit en terminant : « Tout nou- - a vellement le roi a donné ordre de transporter à la Marti- « nique six religieuses de la Congrégation de Notre-Dame, « atin d'y fonder un couvent pour l'instruction des filles de {i)Condnitede " Cette Colonie (1). » S'il parlait ici de la Congrégation de [^c[','uufp'.K9. ^'offréal , il paraîtrait qu'il aurait confondu la Martiniqne avec l'île Royale. Du moins , il est certain que la Congrégation de Villemarie n'a jamais eu d'établissement à la Martinique; et nous n'avons rien découvert qui pût faire soupçonner qu'on ait jamais demandé des sœurs de cet institut pour ce pays.
MARIE fiUILLET, & SUPÉRIEURE, 1735. 349
à Louisbourg. Car M. Dosquet , par une résolution contraire à Tusage suivi jusque alors, avait autorisé les sœurs de cette mission à former des novices dans le pays, à cause de la difficulté des voyages; et avait même laissé aux sœurs la liberté de retourner à leur communauté , lorsqu'elles jugeraient que le nouvel établissement pourrait se passer de leur secours (1). Le roi vou- ^e'îil'aî"';,^^ lut bien confirmer cette double autorisation (2). ffJjguJt^ ^,û Mais les sœurs de Louisbourg ne furent jamais 20' wL'/ 1733" dans le cas d'user de la liberté de repasser à Vil- djp^^fjj^^^^l lemarie, et dirigèrent par elles-mêmes cette mis- JJf„V//e'^^^" sion jusqu'à la seconde prise de l'île Royale, hamois '^"Tt
, . , Hocquart . du
comme la suite le montrera. 1 '. avril.
Durant le séjour de M. Dosquet en France, la ^^.^'''
cour désirait vivement que M. de Mornay se ^'^i^e^Jnf
démit du siège de Québec. Elle chargea M. Cous- 'l' Canada"' turier de négocier cette affaire , qui eut à latin
tout le succès qu'on souhaitait (3). M. Dosquet {^) Archives
de la marine:
retourna donc en Canada comme évoque titu- d/^pèches de
^ 1733, lettres
laire; mais il ne put y demeurer longtemps, à ^m l'abbé clucause du dépérissement de sa santé , occasionné avn'i^' foizl\ par le climat du pays. Depuis son retour, il ^^^duiesep- Vivait presque toujours en sohtude. dans une maison de campagne qu'il avait près de Québec , où il espérait de se rétablir par la tranquillité et le repos. Sa santé se détériorant toujours davan-
lett
3o0 HISTOIRE DE LA CONGRÉGATION. — CH. XIV.
lage , il se résolut eiiim à repasser en France Tannée 1735. M. de Beauharnois et M. Hocquart, en annonçant son départ au ministre . écrivaient que ce prélat . quoique animé d'intentions pures et droites , partait néanmoins peu regretté des communautés religieuses . à cause de sa manière de gouverner, qu'elles regardaient comme trop 1) ibid. : absolue (1). S'il était vrai que les communautés
tre de MM. ^ ' ^
de Beauhor. de iiHes eusseut porté de lui ce jugement, il
nois et Hoc- ^ J '^
oSîê rlsï'^ semble qu'il ne faudrait pas mettre de ce nombre celle de la Congrégation . quoique pourtant M. Dosquet y eut changé quelques usages établis par la sœur Bourgeoys , comme nous le dirons dans la suite. Du moins, ce prélat ne cessa de donner des marques sincères de son dévouement pour les sœurs de cette communauté ; et avant son départ de Québec . il leur fit don d'un tableau de prix pour leur égUse . déjà enrichie par lui (i)Catr,h:iue d'autres peintures remarquables (2). Il écrivit la
des ecclemas- "^ x \ /
S«'>f" s l^^^i'^ suivante à leur supérieure, la sœur Guillet : iSf.^"^'""^' " J'<*i reçu, ma très -chère fille en Notre-Sei- « GNEUR . votre lettre du 29 septembre dernier. « Je vous donne de tout mon cœur, à vous et à « toute votre communauté . la bénédiction que •i vous désirez recevoir de moi avant mon déu part, .le vous ai destiné un tableau d'un peintre " fameux, que je ferai remettre à vos sœurs de
MAllIE fillLLET, ()' SIT'ÉfUEURE . 1736. 351
« Québec . i)our v(»iis l'envoyer. J'espère que
« cette petite marque de mon souvenir vous don- c/e^a'cmff'!^*!'.
« nera lieu de penser à moi devant Notre-Sfj- 'jfeMjyosqu'eî,
, , , f/u 13 orfoljie
.« r.NEUK(l). » 17S5.
L'année qui suivit le départ de ce prélat pour i"3t;. la France, M. I^yon Saint - Ferréol \dsita l'île .m. Lyon
Saint - Ferréol
Rovale en qualité de vicaire cénéral. U fut ton- visite
^ les sœurs
rhé de l'état de ffène où étaient les sœurs de cette , /'^
'^ Louisbourg.
mission, et adressa à M. de Maurepas. ministre poiuMes"aWer
de la marine, un mémoire pour leur obtenir =^ ^"^'«^ster.
quelc{ues secours. « Elles représentent à Votre
K Grandeur . par mon canal , disait-il , comme
« ayant été témoin oculaire de leur mission,
« qu'au lieu de trois sœurs , elles sont six ; et c[ue
« 1 ,500 livres ne sutTisent pas. Elles sont logées
« assez mal dans une maison de bois, achetée
« par une première sœur 15,000 livres et bien
« au-dessus de sa valeur. Le vendeur veut les
« obliger de lui payer chatiue année 1 ,000 livres,
« à prendre sur les 1,500. Elles lui ont déjà
« payé 4,000 livres. Il faudrait que le roi l'ache-
« tât , et aussi qu'il leur accordât des lettres
« patentes. Par la suite , elles établiront des mis-
" sions dans les paroisses comme en Canada ( 2) . » (2) .4 rrinve.^
df la manne;
L'obtention de lettres patentes que M. Lyon de- »ie moire de
i^ ^ •} M.LyonSaint-
mandait. et que M. de Saint- Ovide et M. de ^^'.'''''"/■J'''-
i vrier 173b.
Mésy sollicitèrent aussi de leur côté, avait pour
motif de rendre la mission des sœm's à Louisbourg capable de recevoir les legs qu'on aurait pu faire en sa faveur, pour Taider à subsister. Mais comme cet établissement ne faisait que de naître , le ministre répondit au gouverneur et à Fordonnateur, le 24 décembre de cette même année , que le roi pourrait accorder ces lettres dans la suite. Il ajoutait : <( Sa Majesté vous rew commande cependant de donner aux sœurs w de Louisbourg les secours c[ui dépendront de « vous, et dont elles auront besoin pour remplir (Vj Archives '( les vues de leur institut dans la colonie (1). »
delà marine: , • •n < • r j/
dépêches de Une recommandation si bienveillante était fondée
1736, fol. 476.
sur les témoignages avantageux cpie l'on rendait universellement au zèle des sœurs de la Congrégation, et aux services qu'elles procuraient 1737. au pays par la bonne éducation des filles. Ce même motif porta M. Hocquart, intendant de Canada , à appuyer de son suffrage , l'année suivante 1 737, une recpiête que les sœurs de Québec avaient adressée au ministre. « Les filles de la « Congrégation établies à Québec, lui écrivait-il, « ont eu l'honneur de vous prier de leur accor- « der quelque secours pour mettre leur maison « à l'abri du feu. La couverture qui est en vieux « bardeaux est si mauvaise, qu'il est absolument (( nécessaire qu'elles la rétablissent , pour éviter