MARIE-CATHERINE HCOT, 17* SUP. RÉÉLUE, 1841. 4'.M
pas encore embrasée. Le lendemain, l'une et l'autre reçurent la visite de leur supérieure , la sœur Sainte - Gertrude , accourue de Villemarie pour s'informer de leur état. Cet accident causa aux sœurs de la Congrégation une perte estimée 1 ,000 louis. Pour indemnité elles en reçurent 200. qui furent employés à réparer la maison qu'elles occupèrent Tannée suivante. Il est encore à remarquer qu'après une telle perte la communauté de Villemarie voulut qu'on distribuât aux plus pauvres incendiés de Boncherville toutes les provisions de la mission qu'on avait pu {\) Mémoire
sur la Con- SaUVer (1). grégntion.
Cette même année 1 844, la mission de Québec . ix-
Reconstruction
fixée jusque-là dans l'emplacement acheté de des maisons
M. Hazeur par la sœur Bourgeoys . fut trans- ^J" Qulbelf"
férée à Saint-Roch, sur un autre terrain plus viuemarie.
vaste , acquis successivement et partiellement par
MM. Plessis, Panet et Signay, évoques de cette
ville (2). Cette translation fit prendre à la mission ^ (2) . ^'^^^^
^ ' ^ fourmes par
de Québec un développement cc»nsidérable , tant fer,,J/'J"?e^''JJ; pour le nombre des classes et celui des élèves , de" Québec!"^ que pour le mode d'instruction. Il comprend aujourd'hui toutes les branches utiles et agréables, comme l'angUiis . la musique vocale et instrumentale , le dessin , la broderie. Sept à huit cents élèves sont instruites et formées dans cette
maison, par douze sœurs de la Congrégation, qui appellent même une ou deux demoiselles séculières pour leur aider dans le besoin.
A Villemarie, la nécessité d'une maison plus spacieuse se faisait également sentir depuis plusieurs années. L'ancien bâtiment devenant de plus en plus insuffisant pour le grand nombre des sœurs et celui des pensionnaires , on résolut enfin de le démolir pour en construire un autre sur de plus vastes proportions. On donna à cet édifice trois cents pieds de longueur sur cinquante-sept de largeur; et on ajouta au pensionnat de nouvelles pièces, que les circonstances avaient rendues indispensables , spécialement des salles de musique et de dessin.
1845. L'année suivante 1845, la communauté prit
possession du nouveau bâtiment , et cette circonstance ayant coïncidé avec la retraite du mois de septembre , il y eut à cette occasion une réunion de sœurs de la Congrégation , la plus nombreuse qu'on eût jamais vue à Villemarie. « Aujourd'hui « 1 5 septembre 1 845, jour de l'octave de la Nati- « vite, écrivait l'une d'elles, notre excellent « père, M. Quiblier, et notre chère mère supé- « rieure ont présidé à une réunion , la plus belle « que mes yeux aient contemplée. Quatre-vingt- « seize sœurs, rangées autour de la salle de com-
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M munauté, qui vient d'être achevée : jamais « depuis la fondation de cette institution avait-on w vu tant de filles de la sœur Bourgeoys réunies - « ensemble, et présidées par un père et une mère « plus respectés?