‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 156 sur 163 · VII. Le fruit principal de cette visite fut de rendre · texte numérisé non relu

VII. Le fruit principal de cette visite fut de rendre

Retraite

annuelle commune à toutes les sœurs de la Con^résatioii

à Villemarie , ^ "-^

^àT'utpT ^^ retraite qui a lieu chaque année à la commu- '"de^^a '^ nauté de Villemarie durant le mois de septembre. .ongr ga ion. j^g^^^^ ^ùY& il y avait eu tous les ans deux retraites dans cette maison, l'une à la Pentecôte pour une partie de la communauté , l'autre au mois de septembre pour les autres sœurs de la ville et pour celles des environs qui s'y rendaient alternativement. Considérant d'un côté la grande faciUté qu'on a aujourd'hui pour les voyages, et de l'autre les grands avantages qui reviendraient à tout l'institut si Tune de ces retraites devenait

FRANÇOISE HUOT , I8« SUPÉRIEURE, i8i3. 489

commune à toutes les sœurs, Mgr l'évèque de \'illemarie ordonna que toutes sans exception, même celles de Québec et du haut Canada, assisteraient chacune à leur tour à celle du mois de septembre, qui tombe pendant les vacances; cpi' enfin celles de Québec et des environs, qui auraient participé à ce bienfait, se réimiraient l'année suivante à Québec, pour vacjuer en commun aux exercices de la retraite , avant le départ de celles qui devraient assister à celle de Villemarie. C'est ce qui a été pratiqué depuis l'année 1842, avec beaucoup de fruit et d'édification, et à la satisfaction universelle des sœurs, qui par là ont le double avantage de conférer de vive voix avec leur supérieure sur l'état de leurs missions, et de resserrer entre elles les liens mu- (') -"^femoire

sur la Con-

tuels d'union et de charité (1). grégnUon.

L'année 1844 fut marquée par l'étabhssement ^^?Jj^jde la mission de Châteauguay , qu'on dut au zèle de^'fà^ mission de M. Bourassa , curé de cette paroisse , et par le châteauguay.

,, , ,. , -, . . . , Rétablissement

rétablissement de deiLx missions interrompues de la

mission

depuis peu : celle de la Prairie de la Madeleine de

Boucherville.

et celle de Boucherville. La première avait été supprimée en 1836, de l'avis de M. Lartigue. premier évèque de Villemarie . à cause du petit nombre d'enfants que les sœurs y avaient alors à élever. Celle de Boucherville venait d'être inter-

rompue l'année précédente 1843 , par suite d'un afTreiLx incendie, qui avait consumé la maison des sœurs, avec l'église et une grande partie du village. Cette catastrophe, arrivée le 20 du mois de juin, vers six heures du soir, et cpii réduisit les sœurs de cette mission à se voir tout à coup sans asile, donna lieu d'admirer la grandeur de leur courage et la \-ivacite de leur foi. Après qu'elles eurent conduit en lieu sûr , pour passer la nuit , leurs pensionnaires , au nombre de trente-trois , en chargeant chacune d'elles d'un petit paquet , ces deux courageuses filles se mirent à jeter par leurs fenêtres les effets et les meubles qui leur tombaient sous la main . dans l'espérance de les soustraire aux flammes. L'une d'elles, obligée enfin d'évacuer la maison à l'approche du feu , se rend sur le quai; là, voyant l'incendie se communiquer au bâtiment . elle tombe à genoux , tournée du côté de Villemarie , et offre généreusement à Dieu son sacrifice, à' l'imitation delà sœur Bourgeoys, dans une semblable occasion. L'autre, qui était montée au grenier pour en retirer tout ce qui pouvait avoir quelque valeur, ne s'aperçut de la présence du danger que lorsqu'elle vit le toit tout en feu. Alors, elle descend en toute hâte et saute heureusement par une croisée , la seule qui était ouverte et qui n'était

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