‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 160 sur 163 · CONCLUSION DE CET OUVRAGE · texte numérisé non relu

CONCLUSION DE CET OUVRAGE

Villemarie.

SVIII , V. I.

En terminant l'histoire de la Consrréi^ation , ,'• .

" '-' 'La Vie

nous ne pouvons nous empêcher d'admirer l'ac- boJiUovs' tion de la divine Providence sur cet institut . C'est de u'védt,' le propre des diverses sociétés, formées pour de DiE?dans l'utilité et l'ornement de l'Éghse , de révéler ^ /'de^ ^°° leur auteur; et l'on peut dire d'elles aussi bien que du spectacle des cieux : que chacune raconte, à sa manière, la gloire de Dieu, et qu'e//e annonce V ouvrage de ses mains {[). La Congrégation, (i) Psaume comme on l'a vu , offre une nouvelle preuve de cette vérité , par son étabhssement au milieu de tant d'obstacles qui auraient dû la ruiner , et par sa durée constante malgré les guerres et les révolutions survenues dans le pays. Nous ne nous étendrons pas sur ces marques de l'assistance divine , que la plupart des autres instituts partagent avec elle. Mais un caractère qui lui est particulier , et que nous ne pouvons passer ici sous silence, c'est que. par son établissement et sa conservation, elle devait être une preuve mani- II- 32

feste et une démonstration irrécusable du dessein de Dieu dans l'établissement de la colonie de Yillemarie , comme nous l'avions annoncé dans notre Introduction ; et c'est ce qu'il nous reste à montrer en terminant cet ouvrage.

Par la Congrégation, Dieu s'était proposé de rendre sensible , dans cette nouvelle chrétienté , la part c[ue la très-sainte Vierge avait eue à la formation de l'Église : « ce qui a été entièrement « négligé par les hommes, dit M. Olier, et à « quoi on ne pense guère ; et pour cela, ajoute- « t-il , Dieu a voulu mettre devant nos yeux une c( figure et une image sensible de la vérité des « mystères passés. » Il ne sera donc pas inutile, pour achever de justifier ce dessein, de rappeler ici en peu de mots l'influence c{ue Dieu voulut exercer parla très-sainte Vierge sur l'Église naissante , et de montrer qu'il en a donné une preuve certaine , et en a retracé une image sensible dans la vie de la sœur Bourgeoys.

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