‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 161 sur 163 · II. C'est une doctrine universellement enseignée · texte numérisé non relu

II. C'est une doctrine universellement enseignée

Ev6 3V3nt été

le canal par les saiiits docteurs, que , dans l'œuvre de la

qui nous a

communiqué Rédemption, Dieu a voulu faire servir à notre

DiED^a^vouiu l'éparation tout ce c^ui avait concouru à notre

commmiiquer perte . La première femme , quoique redevable

^uf grâce'' dans un sens à Adam de son existence et de son

et la

vie éternelle, bonheur , puisqu'elle avait été tirée de lui et

créée pour lui (I). fut cependant la cause delà (*) Genèse.

'■ chap. II, V.18-

ruine de l'iiomme, et même la meurtrière de ^î:~ ^"^ /■

pitre aux Co-

toute sa race, avant d'en être la mère : étant i;"^î%'" ' '=^devenue le canal qui nous a communiqué à tous ^ (2) ÇEuvres

^ ^ de saint Cy-

le péché et la mort. Pour appaiser les anciennes ^fe^jérmi^iem plaintes de l'homme contre Eve, Dieu voulait caSSïne' qu'elle acquittai par Fmie de ses enfants , qui \'reTdTsamt était iMarie , la dette de reconnaissance cpi'elle soiogle^ Savait contractée envers Adam (2) ; et que , de plus, venne ( mort

rer.ï/'o/i 450);

cette nouvelle Eve , en devenant auprès de Dieu sermon 14-2.

— Œuvres de

l'avocate de l'ancienne (3) , fût pour tout le srenre •^"'^ -^^f" ^i

\ J ^ r o Damas ( tno?-t

humain le canal de la vie éternelle et la véri- ^ecUtlndl^Letahle mèf'e de tous les vivants (4). C'est ce que p" 'Itb. ^'"'^ '' Marie a fait , non-seulement en engendrant elle d?lf^,rire'seule Jésus-Christ , qui devait être la vie de tous Tyôn^'^otmé les chrétiens (*), mais encore en le formant dans fycarpJ'. ql]

» TU» T avait été dis-

toutes les âmes. « Dieu le Père, dit M. Olier, en dpie de saint

Jeanl'Evangé-

« mettant la très-sainte Vierge en participation n^te; édition

deMassuet,ç.

« de sa fécondité, pour engendrer son Fils uni- 316-320. « que, au divin mystère de l'Incarnation, l'a ren- ch. m, v. 20.' « due aussi participante de toute autre pater-

{*) " Marie, la mère de Jéscs-Chkist selon la chair, dit (i oEmn-s

« saint Augustin, est réellement notre mère selon l'esprit, n^,,^"^" {évêquc

« ayant coopéré par sa charité a faire naître les fidèles dans ^jj^l'^j^g'"' "\

1 l'Église (I). » Car, « lorsque le Saint-Esprit survint en ''" ^^O); de la

^ '^ ' ' Sainte l'irgini-

« elle , ajoute samt Ambroise, elle opéra le salut du monde té, t. vi, p. sw.

« en concevant le Rédempteur de tous (2). » Saint Épiplianc de 'saint "jm-

« nité distincte et dépendante de celle-là; en

« sorte qu'elle est la mère de tous les chrétiens ,

« comme étant Tinstrument dont Dieu se sert

« pour opérer les premiers effets de sa généra-

« tion sur les âmes et former en elles Jésus-Christ :

(1) Livre de « et iii elecHs meis mille radiées i\). Pour les atti-

VEcclésiasti- ^ '

que, ch. XXIV, « ^er à SOU Fils , il se sert de la douceur et de la « suavité de la très-sainte Vierge comme d'un « appât ; c'est pourquoi toutes les âmes conver-

broise évêqiir fait ivmarquer, en efTct, que si Eve, dans l'Écriture, a été de Milan [mort ^ ' ' i

en 39"7): t. il, appelée après le péché, la mère de tous les vivants j ce n est

„ "■ „ que parce qu'elle était la ligure de la très-sainte Vierge (1) ,

(l) (Jtt UVf^CS

de st Epipiiane comme Adam était celle de Jésus-Christ (â). L'abbé Guerri,

(l'.vêque de Sa- . ,■ ■ , , • ,, ■ , . , • •

lamine en ciiy- conlcmporam et disciple de sauit Bernard , développe ainsi

Van uoz) ; l'ivre '^ pensée de saint Épipliane : « Cette ancienne Eve, plutôt

fiérêsieT"i i" " '^^^''^ marâtre que notre mère, qui a donné la mort à ses

P- 1050. t enfants avant de leur donner le jour, a été appelée cependant

RomaFnsf'^cU. " '^ '"^'^^ de tous les tivants ; et il s'est trouvé qu'elle a été

^'- ^- *''• « plus véritablement la meurtrière des vivants, ou la mèredes

« mourants ; puisque, pour elle, nous engendrer n'est autre

n chose que nous communiquer la mort. Eve n'ajant donc

« pu remplir lidèlemenl la signification de son nom, Marie

« en a réalisé le sens mystérieux : elle qui , comme l'Église,

« dont elle est la figure, est la mère de tous ceux qui re-

« naissent a la vie. Étant la mère de la vie qui nous anime

« tous, c'est-à-dire de Jésls-Chuist , elle a comme régé-

« néré tous ceux qui devaient vivre par lui, lorsqu'elle l'a

« engendré de sa substance. Un seul était engendré alors;

« mais tous nous étions régénérés , parce que tous nous

« étions compris en lui, comme dans la semence qui devait

« nous produire. Car de la même manière qu'au commence-

«I ment nous avons été renfermés dans .\dam, la cause de

« ties au service de Dieu, ont auparavant aimé « la sainte Vierge avec grande tendresse, et sem- « bleni commencer par elle leur piété. D'ail- « leurs Jésus-Christ, nouvel Adam, ayant pris « en Marie le principe de mériter, qui est son « corps, l'ayant associée à ses douleurs, et ayant « reçu par son moyen la gloire de Rédempteur « (puisqu'il n'eût jamais été Rédempteur sans « sa mère . qui lui donna la vie , le nourrit et le

« notre génération rharnelle ; ainsi avons-nous été en Jésus- « Christ, qui est le principe de notre spirituelle régénéra- « tien (1). En engendrant donc un seul homme, en imitant WŒmresae

j y, ' AI ■ , , - . , St Bernard, t,

« au monde son pis premier-ne^ Marie nous a tous régénérés i, p. 1029.

« Pn '"i (-)• ^{2) OEuvres

« Considère, ô homme, le dessein de Diei, dit saint Ber- 1'^'*^'!' '^

' ' hraiHi [mort en

" nard , reconnais le conseil de sa sagesse , le conseil de son 12s:j) ; t. xx ,

qiiest. Ifi5« sur

" amour. Voulant racheter le genre humain , il en renferme Missus, p. 08.

« tout le prix dans Marie. Pourquoi cela ? sans doute pour

» qu'Eve fût excusée par sa fille , et que la plainte de l'homme

« contre la femme fût désormais assoupie. Ne dites donc plus,

« ô Adam : La femme que vous m'avez donnée, m'a donné du

'( fruit défendu (3). Dites plutôt mamtenant : La femme que (S) Genèse,

a vous m'avez donnée, m'a donné du fruit de bénédiction. •^•'^P-"''^- *2-

« Bien plus. Dieu ayant mis ainsi dans Marie la plénitude

« de tout bien , considérez avec quelle grande allection de

« dévotion il veut que nous honorions Marie ; puisque par là

« nous savons que tout ce qu'il y a en nous d'espérance, de

<< grâce et de salut, découle d'elle. Vénérons -la donc du [u) Œuvrei,

« plus intime de nos cœurs, de toutes les alTections de nos \abbé (tecia[r-

n âmes , de toute l'étendue de notre volonté , puisque telle nss^,'. "!*''.,', '"

a est l'intention de Celui qui a voulu que nous eussions tout ''<^ l'Aqueduc,

11° 6 et ', l. I , « par Marie (4). « p. 101a.

« conserva) : Jésus-Christ , à son tour , la rend « participante de tous ses titres d'honneur. 11 « veut distrDiuer par elle ce qu'il a acquis de « mérites à tous ses menilDres, dans tous les « mystères de sa vie et de sa mort ; afin de ren- « dre toute l'Église heureuse par cette incompa- « rable créature , à laquelle cette même Éghse « est redevable du bonheur de l'avoir reçu dans « la chair. En un mot , il prétend que tout ce « qu'il y a de grand à faire pour la gloire de « Dieu , soit achevé et parfait en sa mère et par « sa mère.

"I: , « C'est pourquoi, si, après son Ascension dans

Remplie de j j. - x

la plénitude ^^ |gg cicux , il la laissa si longtemps sur la terre, ^iacénade^ '^ '^^ ^^* po^r Conduire l'Église par elle , jusqu'à a envoy? des " cc qu'elle eût été bien afTermie (*). Au cénacle

prédicateurs ir • -i i -x i i»

dans « Marie avait reçu pour cela im esprit de lorce

(*) La Vierge mère, dit le vénérable Bède , reteuail avec soin dans son cœur, etconOait avec sollicitude ii sa mémoire, tout ce qu'elle savait sur Notre - Seigneur , tout ce qu'il avait fait ou dit ; afin que , lorsque le temps de prêcher et d'écrire le mystère de l'Incarnation serait venu , elle pût expliquer il) Œuvres toutes ces choses a ceux qui chercheraient à être instruits (1). Bédé {religieux Ce fut pour qu'elle fît part aux disciples de ce qu'elle avait n'nsb)' t.'Tn' 'iPP^'is par ses communications intimes avec lui , ajoute Pierre P- 203. (le B\o[s , qu'il la laissa sur la terre ; et aussi afin qu'elle im-

primât plus profondément et plus fortement dans les cœurs des fidèles la foi et l'amour envers Jésds-Christ ; et qu'enfin

eux JÉSUS -Christ

« et de puissance . un esprit de conseil et de sa- '« monde « gesse, par lequel elle régissait en effet l'Église , *^°""^p^|*j^^® p*"" « et conduisait même tous les apôtres, à cause « de la plénitude de l'esprit de Jésus en elle ; et « quoique saint Pierre , à l'extérieur , eût puis- « sance sur elle , comme étant l'image extérieure « de Jésis-Christ, toutefois, à l'intérieur, il était « soumis à la très-sainte Vierge, à cause de la « plénitude de l'esprit cju'elle possédait parce dessus tous les apôtres. Elle surpassait même « en éminence toute la perfection angélique : y « ayant en elle plus d'amour que dans les Séra- « phins , plus de lumières que dans les Chéru- « bins , plus de constance que dans les Trônes ; « enfin, plus de perfections que dans tous les « Ordres angélicjues réunis.

« Mais, si elle a reçu l'esprit de Jésl's-Christ M en plénitude pour conduire l'Église, elle

elle offrît , sans ride et sans tache, a son Fils, l'Église qu'il (ii pien-cde

lui avait laissée k instruire en montant aux cieux (1). C'est lUan-c de'Bath

en effet Marie qui a appris à saint Luc ce qu'il raconte au ^^^ dre's^'lnort

commencement de son Évangile. L'annonciation de saint e" i200);p.327.

Jean-Baptiste , sa conception , son tressaillement , sa nativité , (cifancetiei-^de

sa circoncision , l'imposition de son nom , tout le mystère de ''""«'f «"^ «'^

' ' > .- l'ans) ; sur le

l'Incarnation, le cantique Magnificat el celui de Siméon , :\iasiiiflcat , p.

l'invention de Jésus au temple ; tous ces faits , par qui les ,3^ Evangile

avons-nous connus , sinon par Marie (2) , comme saint Luc -'f'^" saint Lvc,

' ' ^ ' ' chap. I.v. l;ch.

nous l'apprend (3) ? n , v. 19-51.

« n'exerce pas cet apostolat universel d'une ma- « mère extérieure et sensible ; elle le fait d'une « autre manière sortable à son état , à son sexe , « à sa qualité et à sa condition de Mère de « Dieu (*). Ayant en soi la plénitude du zèle de « son Fils et de sa puissance universelle sur « r Église (car elle n'a de puissance en rien et « sur rien que par Jésus-Christ), elle a, par par- « ticipation éminente de lui, la puissance inté- « rieure de ménager, de procurer et d'envoyer « secrètement, par les voies de l'esprit et de « l'amour divin , des serviteurs de Dieu par tout

(*) M. Olier veut dire ici qu'il ne convenait pas que la très-sainte Vierge, comme mère deDiEi;, exerçât extérieurement les fonctions d'apôtre ; et ce sentiment est tout à fait conforme a la doctrine des anciens. « Toutes les dignités de " l'Église , dit Albert le Grand , ont été instituées pour le a service des lidèles, d'où vient que Notre-Seigneur dit dans « l'Évangile : Les rois des nations dominent sur elles , il nen " sera pas de même parmi vous ; mais celui qui voudra être [i) Evangile < le premier, sera votre serviteur (\). De ces paroles et

selon saint Mal- ,, , , i , •■ ■ •<■ i i- • . .

thien,c\\.\x\, " d autres semblables, d est manifeste que les dignités de

^''^' ' '■ « l'Église ont été instituées pour le service des lidèles. Par

« conséquent la très-sainte Vierge , a cause de l'élévation de

,,. (Xm-j-eg " son état, n'a pas dû exercer le ministère , ayant été choisie

d'Albert le « pour être associée au règne ( de Jésis-Christ , et être la

Grand, l. w, ^ o v

super Missus, a reine de la terre et du ciel ) (2). Comme mère de Dieu , du

question îi3*, §. ^ , , , . . , ...

2, p. ù2. « Créateur de toutes choses et qui commande a tout , Marie ,

(3) Œuvres , dit saint Jean Damascène , surpasse toutes les autres créa-

de saint Jean '

deDamas{tnort « tures et domine sur elles (3). Nous confessons, dit saint

vers l'an 754); ,„,,,,. , , , ^ . .

t. II, p. 868. « Théodore Sludite, que la mère de Diec est plus élevée

CONCLUSION. 50o

« le monde. Sans se tirer de sa petitesse et de « son néant , elle use de la puissance et de la « grandeur de la gràre de Dieu en elle, pour « gouverner et régir les disciples de Jésus-Christ « dans une force et une vertu admirable , dans « une stabilité , une vigueur, une adresse et une « prudence d'esprit cju'on ne peut concevoir. « C'était avec un sens rassis, avec une lumière « toujours présente, perçante, vive, douce et « forte, avec une charité pure, ardente, égale, « sans sentiment extérieur, qu'elle remplissait « de vigueur et de force les apôtres, qui pu-

" qu'aucune autre créalure, et que, par son droit rie mère,

« elle peut intercéder pour tout le monde auprès de son Fils

« €l de son Seigneur (1). Tout ce que les saints réunis, les (i) Œuvres

" apôtres, les patriarches , les prophètes, les martyrs, les albéà'coîiJtan'-

« confesseurs et les vierges , peuvent avec elle auprès de '"'^?'f /,"!"'"'

'^ ' • 'en 8261 ; cdition

n Dieu, Marie le peut seule et sans eux, en sa qualité de ^^ Sù-vwnd , i.

V , p. 6ôl.

n mère du Sauvei.r, d épouse de Diei , de reine du ciel et {2)0Eurresde

« de la terre f2). Enfin , dit saint Kplirem, elle est la souve- «"'"' ■^"-'ît'''ne.

arclievéque de

<< raine de tous, après la sainte Trinité, et la médiatrice de Caniorbery

.1 j -1 -j- . /o '.niort en 1109),

« tout le monde, après le médiateur (3;. p. 277.

0 Ce n'est donc pas sans raison, conclut le vénérable Hil- (3) Œuvres

Cl debert, que 1 Eglise a coutume d implorer 1 intercession diacre d'Edesse

« de cette bienheureuse Vierge avec plus d'affection que gr^ct-,^!! m,

« celle d'aucun autre saint; en sorte qu'entendant prononcer P- ^^^•

« son nom , nous fléchissons les genoux en terre ; et qu'à (?;) oEuvres

« cause de la révérence due à ce nom, on entend alors le ^'iicieltrt'''^ar.

« bruit confus des vœux des peuples , comme Cf lui des agi- ckcvèque de

' *^ ° Tours {mort en

« talions de la mer (4). » ii3i) , p. 528.

J'?^."S« « ^^^^^ient l'EYangile dans le monde ; étant la mLs!^v^ « lumièrequileséclairait, l'amour qui les confflsS"! tome « sommait , la parole qui les rendait éloquents ,

VI, p. 575.— , . 1 11 ., « .

Areta.^.évêque " la puissauce avec laquelle us faisaient des mi-

de Césarée en

Cappadore : « raclcs (*). Saint Jean a vu tout cela : il renré-

■mr I Aporn- >-

xxvf' bmï- " ^^"^^ ^^ très-sainte Vierge comme une fermne

Wes. t. fxt " revêtue du soleil (1). portant sur sa tête une

^firTdêFnpixi- "^ couronne de douze étoiles, figure des apôtres ,

pofrdypse.ch. « et ayant sous ses pieds la lune (2), image de

XXXIII, p. 609. 1.,^ 1- 1 IX ,, .

— Unhhé Hu- « 1 Lglise ; pour apprendre par la que Marie,

pertsurl'Apo- ,

caiypse, etc. « remplie et pénétrée de Jésus-Christ, figuré par fypse, ch^xn, « le soleil , remplit à son tour tous les apôtres et « l'Église , et leur donne tout ce qu'ils ont de « lumière et de splendeur. Elle paraît encore « avec le dragon sous ses pieds ; et c'est pour « marquer que tous les apôtres, les disciples, les « prêtres et les autres ministres de la hiérarchie

(*) C'est ce que Bossuet dit équivalemmenl clans son second sermon sur l'Assomption : « Marie fut donnée a l'Église " (après l'Ascension du Sauveir) pour être (son appui et) « l'unique consolation des fidèles sur la terre. Elle voyait « son fils dans tous ses membres , son cœur (s'insinuait) « dans le cœur de tous ceux qui gémissaient , pour leur aider " a crier miséricorde. Elle agissait dans tous les apôtres pour (1) Œuvres « annoncer l'Évangile ; dans lous les martyrs , pour le sceller sermon de l'As- " ^^ leur sang; enfin généralement dans tous les fidèles , som]Hioii, t. IV, „ pQuj. ÇQ observer les préceptes , en écouter les conseils ,

Parus , 18U6, p. ' i i j

2i3-2ftû. « en imiter les exemples (I). »

« de l'Ëdise, tiennent et reçoivent de Jésus- !) ^'"«"-

'-' " seras aiitu-

« Christ, en elle, la puissance de fouler aux ^^/'^'/'!lp|;,;^J-: « pieds et d'écraser la tête du serpent (1). » S?"iw« 'é-

II est vrai que les apôtres ne se sont pas atta- ^'"^^ chés à manifester à l'Éûiise la pari crue la très- Les saint»

^ ^ ^ docteurs

sainte Vierce avait eue à sa formation. Le temps f'*^^ premiers

o i siècles

de dévoiler clairement ce mystère n'était point ^"•acuon'^^ encore venu ; et comme les vérités chrétiennes "^"Mari? reçoivent leur développement dans les moments biissement de marqués par la sagesse divine , pour la plus grande utilité de VËglise : les apôtres ne travaillaient qu'à faire connaître Jésus-Christ, qu'ils devaient domier à la religion chrétienne pour son unique fondement. Mais après eux, les docteurs des premiers siècles ont parlé hautement de l'action efficace de la très-sainte Vierge dans la propagation de TÉvangile. Nous avons mi témoignage solennel de leur foi sur cette vérité, dans ce discours célèbre que saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, prononça en présence des Pères du troisième concile œcuménique , réuni à Ephèse en 431, pour condamner l'hérésie de Nestorius. « 0 Marie, Mère de Dieu, s'écrie ce « saint docteur, nous vous bénissons, vous par « qui la précieuse croix du Sauveur est exaltée et « révérée dans tout l'univers ; par qui les démons « sont chassés ; par qui le genre humain, asser\à

« au culte des idc>les , est venu à la connaissance

« de la vérité ; vous par qui ceux qui croient

« obtiennent le saint baptême ; vous par qui

« toutes les Églises du monde ont été fondées , et

« les nations amenées à la pénitence ! Que dirai-je

« davantage ? Vous par qui la lumière éternelle ,

(i) Les saints " ^^ ^^^^ Unique de Dieu, éclaire ceuxcpji étaient

uon^du pire " ^^^^^ ^^^^^ ^^^ ténèbros et à l'ombre de la mort;

in, ^\ondk <^ ^'^^^ Péii' fiui les apôtres ont annoncé le salut

d'Ephèse, p. ,• ,,^

586^. B. « aux nations (1). »

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