‹ Vie de la soeur BourgeoysChapitre 33 sur 163 · DES RÈGLES CONFORMES A CET ESPRIT · texte numérisé non relu

DES RÈGLES CONFORMES A CET ESPRIT

Il y avait déjà plus de quarante ans que la . i- , sœur Bourereoys était établie à Villemarie , et qu'on forme

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plus de vingt ans que sa communauté avait été ''^f la"^ érigée par lettres patentes du roi, sans qu'elle eût go"S'"^&^**''"pu obtenir encore des évêques de Québec l'approbation de règles propres à son institut. Quoique manifestement approuvé de Dieu par les fruits qu'il produisait, l'institut de la Congrégation avait cependant paru suspect à plusieurs. Jusque alors on avait vu les vierges consacrées à Dieu , suivre quelqu'une des règles approuvées par l'Église , et II. 1

demeurer renfermées dans la clôture de leurs couvents. Les sœurs de la Congrégation, et quelques autres qui parurent en France vers le même temps, vivaient au contraire sans clôture, sans vœux de religion , n'assistaient à d'autres offices qu'à ceux de leur paroisse , et exerçaient leur zèle partout oii le service du prochain les appelait. Un genre de vie si nouveau pouvait bien paraître suspect , comme tout ce qui a quelque apparence de nouveauté dans l'Église , et Dieu permit qu'on formât, contre l'institut naissant des filles de la Congrégation , des difficultés qui tinrent longtemps en suspens l'autorité épiscopale , d'ailleurs assez portée à unir ces filles aux Ursulines de Québec. La sœur Bourgeoys rappelle elle-même, dans ses Mémoires, les difficultés diverses qu'on lui objectait, et il est aisé de voir, par ses réponses , combien la sagesse de Dieu , qui lui avait inspiré le dessein de cet institut , se plaisait à lui en découvrir avec netteté la convenance et les moyens.

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