IX. »< Enfin , une autre vertu que cette grande ser
Courage , ^^ -ri
chrétien « vante de Dieu a puisée dans son union avec
de
ia.«œur « Jésus-Christ , c cst soii couragc ; et quand je
Bourgeoys.
« dis son courage, je dis sa confiance et sa foi. « Cette véritable fille à' Abraham, sort de son
(5) Èpitre « pui/s , saus Connaître celui où elle va (5) ; elle
aux Hébreux, t t\ • t ii
chap. xi,v. 8. « se jette entre les bras de Dieu qui 1 appelle; « elle est ferme dans sa confiance, et croit qui!
m* PARTIE. — CHAPITRE V. 97
« pourra faire sortir de son néant une grande
« et nombreuse famille (I). De là la magnani- (i) Èpitre
■ , ! 1 ,, aux Romains,
« mite avec laquelle elle a envisagé les périls ch. iv, v. i7e/
u de la mer, ceux de la guerre, et entrepris
« avec une constance invincible les œuvres que
« vous voyez accomplies par elle avec un si
« glorieux succès. Les apôtres, sans éloquence,
c< sans la prudence du monde, ont fait ce que les
« richesses, l'autorité et la puissance n'auraient
« pu exécuter , Dieu se plaisant à confondre ainsi
« la sagesse humaine , en choisissant les inslru-
« ments les plus faibles pour renverser ce qu'il ij
« a de plus fort (2). Mes sœurs, le bras de Dieu (2) i- Épi-
ire aux Cn-
<c n'est pas raccourci (3), il en fera autant par ''infhiem, ch.
^ ' ^ i,y.'ihelsntv.
« vous, qu'il appelle à marcher sur les traces {•i]imie,ch. « des saints apôtres, à la suite de votre admi- "^'"^ « rable institutrice.
« Mais je laisse à cette bonne mère le soin de « vous inspirer ce que je ne puis vous dire sur « cet amour de la croix , du zèle des âmes et de « la confiance en Dieu. Je me. décharge moi- « même avec bien de l'assurance de ce soin sur « le cœur de votre bonne mère. Toutes les fois « qu'étant assemblées dans ce saint Heu pour « vaquer à vos exercices, vous porterez les yeux « sur ce cœur, qui a servi autrefois de tabernacle , ^*) ^'* %'
^ tre aux Co-
« au Saint-Esprit (4), imaginez-vous entendre vîfv'TS'.' '''' II. 7
« votre vénérable mère vous adresser ces part rôles de saint Paul : Mes filles, ma joie, ma cou- (1) Épifre « ronne, persévérez dans la ferveur ([),tvii.\aii\\ez
uux Philip- I \ /
piens,ch.\v, „ ^ votre perfection et à celle du troupeau qui
(» vous est confié ; enfin, faites en sorte que comme
'ï\\\^ Livre '^ ^^^''*' *^^''*' sommes aimées sur la terre, nous
lies Rois, ch. • ^ ^ » • /:;»\ • i
I, V.23. '< soyons aussi toutes reunies (2) au ciel. »