VIII. « Le second trait de ressemblance que votre
Zèle
de « bonne mère a emprunte du Sauveur pour le
la sœuv
Bourgeoys „ faire passer en vous et vous le communiquer,
pour le salut '^ '■
des âmes. ^^ ^'gg^ ]g ^èle du salut des âmes. Je laisse les
« coups d'essais qu'elle fit dans sa plus tendre
lir PARTIE. — CHAPITRE V. 95
« jeunesse, à l'égard des petites filles qu'elle in- « struisait à la crainte de Dieu; je laisse là le u soin qu'elle prit du salut de ses frères et sœurs c< dans la maison paternelle, pour passer à ce u qu'elle a fait en cette colonie. Appelée à la vie « parfaite et apostolique par une faveur mirait, culeuse de la très-sainte Vierge , elle répond « si généreusement à la grâce , que , suivant à « travers les flots et les périls de la mer, Jésus- « Christ qui l'appelait dans ce nouveau monde , M elle forme le généreux dessein de lui conquérn* « la moitié de la société, en lui gagnant toutes « les personnes de son sexe ; et qu'animée de « l'esprit apostolique . elle entreprend avec tant « de bénédiction l'éducation des filles et l'éta- « blissement des écoles. C'est à ce zèle que le « Canada doit ce qu'il a de bonnes mères de « famille , qui toutes ont appris d'elle les prin- « cipes de la crainte et de l'amour de Dieu. Vous « êtes vous-mêmes, mes sœurs, les plus beaux « fruits de son zèle qui vous a enfantées à Jésus- « Christ (1). C'est son zèle qui lui a fait rassem- Ui i"^^ Épî-
^ ' ^ tre aux Co-
« bler cette compagnie d'a??m2:o?2es chrétiennes, ^inthiens, ch. c< pour combattre le démon , et le combattre , « non dans le retranchement de la clôture , mais tt au milieu du monde. C'est pour cela, mes « sœurs , qu'elle vous a instituées filles sécubères
96 TIE DE LA SœUR BOURGEOYS.
« de paroisse , j)our être , comme la portion la
« plus précieuse du troupeau, la bonne odeur de
« Jésus-Christ ; odeur médicinale qui corrige l'air
[\) lie Épi- « empesté du monde (1). Elle a prétendu cpe la
tre aux Co-
rinthiens, ch. « préseuce de Dieu vous servît en tout lieu d un
II, V. 16. l
« inaccessible retranchement , et , comme dit :X P'opfie- « l'Écriture, d'une clôture de feu {2); et qu'ar-
iie (le Zuchn-
/•(>. (hap. Il, „ mées de la sorte, vous allassiez, comme des
<( tabernacles vivants , sous lesquels Jésus-Christ « est caché , pour conquérir le monde , en tra- « vaillant par l'éducation à lui gagner les cœurs « des enfants , et en édifiant les grandes perte sonnes par vos exemples. Oh ! combien est « précieuse , mes sœurs , la postérité que Dieu
(3) Livre de « donuc (3) à votre vénérable mère ! Quelle con-
la Sagesse, c\\.