SUR LA SŒUR MARIE BARBIER
d(^rant ces derniers dans des vues chrétiennes, elle était assurée qu'en les exerçant par obéissance , elle ne rendait pas moins de gloire à Dieu et n'acquérait pas moins de mérites pour ellemême, c|ue si elle eût été chargée des fonctions les plus importantes de l'institut . « Dans les em- « plois les plus communs , les plus vils et les plus « pénibles de la maison, quels qu'ils soient, écri- « vait-elle , je me consacre volontiers au service « de mes sœurs, pour leur laisser le temps et la « facilité de mieux faire que moi dans les emplois « plus importants ; et je suis certaine , par la foi , « que je participe à toutes leurs bonnes œuvres, « qui me deviennent communes avec elles , par « notre union en esprit de charité. »
Tout ce que nous avons rapporté jusqu'ici des i^-
sentiments et des vertus de la sœur de l' Assomp- ^œur Barbier
^ survit 39 ans
tion, montre assez combien cette sainte fille était ^J;^^ remplie de l'esprit de la sœur Bourgeoys. Elle efmafnSnt en faisait en efTet revivre les saints exemples ; et rinstitut
1 1 • /■ • > l'esprit
Ja sœur Samte-Ursule rendait ce témoiffnasre a sa de cette
fondatrice.
ferveur , dans une lettre qu'elle écrivait à une personne de considération de Québec , le 24 décembre 1706 : « J'estime que c'est une grande « grâce de Notre-Seigneur sur cette maison de « nous avoir conservé ma sœur assistante ; il me « semble qu'elle est l'âme et le soutien de cette
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« commimauté. C'est un exemple de ferveur et {\) Vie dé la « de toutes les vertus (1). » Nous pouvons aiou-
sœur Barbier.
ter que ce ne fut pas une moindre marque du grand amour de Notre -Seigneur pour la Congrégation , qu'après avoir retiré cette sœur des portes du tombeau , l'année même de la mort de la sœur Bourgeoys , il l'ait conservée encore trente-neuf ans , pour qu'elle perpétuât dans cette communauté les exemples et les vertus de la fondatrice. « Il faut , M disait M. Olier, parlant des sociétés que I'Esprit-Saint a formées dans l'Eglise , « il faut fpi'il y ait toujours dans ces w saintes maisons, des sujets qui soient pleins de « l'esprit (primitif), et qui ainsi manifestent « toujours Dieu en eux, le fassent voir , adorer, « louer et glorifier en tout par tous ceux qui y « habitent; afin que toutes les murailles de son 0 bâtiment ne soient composées que de pierres « vives, et que son saint nom soit écrit sur elles , « ainsi qu'il est marqué de l'édifice de l'Apocatc lypse, qui est la figure de l'Église universelle et « des sociétés particulières qui la composent. Un <( petit bâtiment composé de la sorte sera plus « précieux aux yeux de Dieu , que mille cités et [i) Écrits au- « proviuces, peuplées de personnes partagées TSf/'eT. '" <^ entre Dieu et elles-mêmes (2). >,
t^de la ^SiT^^s l'éloge que la sœur Sainte-Ursule faisait