LA SOEUR CHARLY, A" SUPÉRIEURE
sa médiation même qui contriljua le plus à la {^) Archives
'■ ^ de la Congre-
faire maintenir ( 1) . ^!'^i?\ f5"7
Ce prélat, contre la praticfue générale des df^Tacoiom-
/ X •± • • 1 -1 j fjtère : lettre
éveques, avait agi jusque alors sans conseil dans de ce prélat à
, . . . • »-i 1 la sœur Char-
son administration , quoiqu il eût peut-être plus ly , du 25
avril \l\<i.
besoin que d'autres de conseillers sages et pru- 1710.
dents , à cause de la promptitude de son caractère.
«Il a du zèle, écrivait de lui M. Tronson en
« 1685, et pourvu qu'il n'aille pas trop loin,
« il sera en état de faire de grands biens : car il
« est très-bien à la cour , et le roi l'estime. Il n'y
« a à craindre pour lui que l'excès , qui pourrait
« lui faire perdre son crédit , comme il est arrivé à
« son prédécesseur. Il faut cpie tous ceux à qui il
M pourrait demander avis . tâchent de le modérer ;
« car cela est de la dernière conséquence (2). » (2) lettre de
M. Tronson à
Mais M. de Saint-Yallier ne prit conseil de per- ^- ^^^^'5''^^
^ ^ Casson , a « 1 9
sonne; et ce que M. Tronson avait craint arriva, «'''"'^i^ss. Il aliéna si fort tous les esprits en Canada et en France , par l'usage qu'il fit de son autorité , qu'il perdit insensiblement toute créance à la cour, même dans les choses où son bon droit semblait être incontestable. Il en était arrivé à ce point, lorsqu'il fut pris sur mer et conduit en Angleterre. La cour, qui désirait vivement qu'il se démit de son siège , l'en fit presser pendant sa captivité et après sa délivrance. Mais M. de Saint- VaUier n. 14
persistant à le conserver, sur ce principe qu'un [i) Lettres évêque doit mourir les armes à la main (1), son
de M. Leschas-
î?08 ^^'^^' ^'^^^^ aigrit de plus en plus le roi et ses ministres contre sa personne. « Je vous suis très-reconnais- « sant , écrivait-il à la sœur Charly, de la part « sincère c{ue vous avez prise à ma délivrance ; « continuez à faire des vœux aussi efficaces pour « mon retour dans mon diocèse , qui me coûtera (2) Archives ^^ peut-être autant que ma délivrance de captivité .
de la Congre- x t. r
^deMdeSaint- " Remerciez Notre Seigneur pour moi des croix sœur^chariy, « q^i'ïl m'a ménagées et priez-le qu'il les accom-
dii 25 avrii , ,. ,,-,,
1710. « pagne de son onction (2). »