LA SŒUR CHARLY, 4« SUPÉRIEURE
ce prélat crut devoir s'abstenir de faire de nouvelles instances, u Je n'ai rien négligé assuré- « ment, écrivait -il à M. de Lacolonibière , de t< fout ce qu'il fallait fairo auprès du roi et du « ministre, et aussi durant ma captivité d'Angle- « terre; mais je n'ai rien pu gagner. Comme M je suis persuadé par avance que ni les remon- « trances des sœurs ni les miennes . qui n'ont « déjà rien produit cette année, ne produiront « rien l'année qui vient , j'ai pensé que celles « que vous pourriez faire, IVI. de Belmontet vous, « auraient peut-être un meilleur effet. C'est dans « cet esprit que je vous conseille àl'unet à l'autre <c d'écrire au ministre ; mais il ne faut pas que f\!'J 'à^' ^y ^% « vous parliez du tout de moi dans la lettre ( 1 ) . » 1 710. ^"' ''^' ^' Pour se rendre le roi favorable , M. de Saint- ix.
Nouvelles
Vallier s'était adressé à M"" de Maint enon, dont sollicitations
' qui restent
la piété et le crédit lui firent espérer qu'elle pourrait le servir utilement dans une affaire de cette nature. Craignant cependant qu'on ne fût persuadé à la cour que les sœurs de la Congrégation ne s'étaient soumises aux vœux que par déférence aux ordres de leur évéque , et qu'on ne regardât comme un acte de pure complaisance pour lui la demande qu'elles faisaient d'y être maintenues , M. de Saint-Vallier engagea la sœur Charly à écrire elle-même à M"" de Maintenon ,
sans succès.
(1) Archives aunonidetoutelacomiiumauté (1). Danslesmêmes
de la Congre- ^ '
faillie Saint ^'^^^5 ^^ désira quG M. de La Chétardie, curé de
lœur^char/y, Saiiit-Sulpice , pour qui le roi et M"' de Main-
1710. '■'"' tenon témoignaient beaucoup d'estime, prît en
main les intérêts des sœurs ; et il engagea leur
supérieure à lui écrire directement. M. Leschas-
sier, qui prenait aussi beaucoup de part à cette
négociation , écrivit de son côté à M. de Bel-
(2)ibid.,/e^ mont(2), afin crue, comme supérieur delà Con-
tre de M. de / ^ ^
Saini-vaiiier gré^ation, il s'adressât à M. de La Chétardie, et
à la sœur ^ ^
^^'^'^lïd^ *^ crue de cette sorte les réclamations cru'on ferait
jutn 1 /lO. A ^
à la cour fussent censées venir des sœurs elles-mêmes, et fissent plus d'impression sur les esprits. La sœur Charly écrivit en effet à M"' de Maintenon une lettre très-respectueuse et très- {i) Archives instante (3) : et il y a heu de croire qu'on écrivit
de la Congrégation; lettre également à M. de La Chétardie. Mais on était si
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Maintenon. prévenu coiitre M. de Saint-VaUier, qu'il suffisait
d'appuyer son avis pour inspirer de la défiance ;
et malgré tout ce qu'on put faire , la défense de
faire des vœiLx fut maintenue.