LA SOEUR CHARLY, 4" SUPÉRIEURE
davantage de ce qui concernait les vœitxdes sœurs de la Congrégation ; et , avec le temps , tous ces troubles s'assoupirent (*). Ils eurent néanmoins un avantage réel pour les sœurs de cet institut, en donnant lieu à la cour de se prononcer aussi fortement qu'elle le fit contre la clôture, qu'on avait voulu plusieurs fois leur imposer. Car nous ne voyons pas que depuis on ait jamais fait à cet égard de nouvelles tentatives.
L'année suivante, M. de Saint- Vallier donna aux hospitaliers des constitutions fort étendues : ils devaient être vêtus de stttution's'pour noir , et porter un habit k peu près semblable a la soutanelle piiaUerl^de^ià des ecclésiastiques, avec un manteau noir, des manchettes et C'-oix de Saint-
^ 7osep/i. P.83-8Û.
un rabat blanc ; les profès seuls devaient avoir sur la poitrine ^2) Archives et par-dessus leur habit une croix de laine (i). C'était le même î'';.''' ','""".',",^,'
•^ ^ ' lettre de Mu.
costume qu'ils avaient porté avant la défense faite par M. de deVaudrcuUct
' Baudot du 13
Pontchartrain (2). novembre 1707.
(*) Il est parlé de ces troubles dans un mémoire anonyme , sous la date de l'année 1712, conservé aux archives de la marine et dont on a faussement soupçonné M. de Saint-Vallier d'être l'auteur, dans une note marginale ajoutée après coup à cet écrit. Ce que l'anonyme y avance touchant la Congrégation , montre qu'il était très-mal informé de ce qui regarde cet institut: 1° il suppose que la Congrégation de Villemarie faisait partie de l'institut des filles de la Croix , établies en France ; 2" que les sœurs de la Congrégation étaient appliquées au soin des écoles et à celui des malades ; 3° que d'abord elles faisaient un vœu annuel ; ° qu'ensuite elles furent soumises aux vœux perpétuels, à leurs très-instantes prières; 5° que M. de Vaudreuil et M. Raudot , contre lesquels il se montre fort irrité, firent eux-mêmes intervenir l'autorité du ministère
La sœur Charly sembla n'avoir été élevée à la charge de supérieure que pour donner des preuves de sa capacité et de sa sagesse dans les difficultés qui survinrent à l'occasion des a'Œux. Après les trois premières années de sa supériorité, on élut de nouveau pour remplir cette place la sœur Marguerite Le Moine (*).
pour troubler la Congrégation ; 6° qu'enfln ils flrenl rétablir les vœux annuels.
Ces assertions, toutes contraires à la vérité, montrent assez avec quelle déflance on doit s'en rapporter a un écrivain si prévenu contre M. de Vaudreuil et M. Raudot, et si mal instruit de ce qu'il avance. Dans tout son narré, il n'y a d'exact que ce qu'il dit des vœux annuels que les sœurs faisaient alors et de l'utilité que la colonie retirait de leurs travaux pour l'éducation de la jeunesse. On voit clairement par là que ce mémoire n'a pu être composé par un ecclésiastique, ni surtout par M. de Saint- Vallier.
(*) Au bout de six ans, la sœur Catherine Charly fut élue de nouveau pour remplir la place de supérieure ; mais elle mourut peu après dans l'exercice de cette charge , le 2S janvier m ne istre ^^^^ ' ^?^^ '^^ cinquanle-lrois ans, après en avoir passé quade la paroisse rante dans la Congréeation. Elle fut inhumée le lendemain
de Villemarie, ^
26jmivier 1719. daus la Chapelle de l'Enfant-Jésus , de l'église paroissiale (1). La sœur Marguerite Le Moine lui succéda , et occupa ainsi pour la troisième fois la place de supérieure.