‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 1 sur 304 · PRÉFACE DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE L'ÉDITEUR

par fragments et tantôt d'une manière plus suivie. Ce fut ainsi que se forma son Journal^ immense recueil qui commence en janvier 1820 avec des contemplations de caractères très-différents, relatives les unes à la vie des saints et aux fêtes dont se compose le cycle de l'année ecclésiastique, et les autres aux événements contemporains, mais qui, en 1820 et 1821, se renferme presque exclusivement dans le cercle de la vie de Notre-Seigneur et des saints personnages mêlés à ses travaux. De ces notes recueillies pour ainsi dire avec l'exactitude minutieuse d'un procès-verbal, Clément Brentano a extrait lui-même tout ce qui se rattache à la vie de Notre-Seigneur, et il a été assez heureux pour reconstituer presque jour par jour toute la vie publique du divin Sauveur d'après les m.éd!tations de la sœur Emmerich. De cette vie de Notre-Seigneur formant vingt-deux cahiers, il n'a publié que la dernière partie, sous le titre de la Douloureuse Passion de Notre-Seigneur Jésus- Christ. L'autre portion, beaucoup plus considérable, attend un éditeur, fndépeildamment de ce recueil, Clément en

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fit un second, moins volumineux, touchant la vie de la très-sainte Vierge. Il mit en ordre les morceaux qui devaient en faire partie, surveilla l'exécution des gravures sur bois destinées à en faciliter Fintelligence et commença l'impression en 1841. îl l'avait conduite jusqu'à la quatorzième feuille quand il se vit interrompu dans son travail par une maladie longue et douloureuse qui l'enleva le 28 juillet ISiL

Après ce triste événement, Christian, son frère, recueillit à AschafFenbourg, avec le reste de sa succession, les notes recueillies à Dulrnen. Malgré le dévoûment avec lequel il se consacra à la tâche de les revoir et de les mettre en ordre, il ne put arriver, au bout de dix ans, qu'à la résolution de continuer l'impression depuis si longtemps arrêtée de la Vie de la minle Vierge. Mais à peine Favait-il reprise qu'il plut à Dieu d'arracher de ce monde le continuateur de cette œuvre depuis si longtemps abandonnée : Christian Brentano mourut le 27 octobre 1851.

Heureusement Clément avait achevé presque entièrement là rédaction du manuscrit, et

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Christian avait rempli les vides avec beaucoup , de soin par des emprunts faits au Journal ; aussi la veuve de Christian a-t-elle pu conduire Fentreprise à bonne fin avec le concours de quelques savants amis.

Pour ce qui est du fond de ces Méditations, nous ne pouvons mieux faire que de répéter ici la déclaration que Clément avait cru devoir placer en tête de la première édition de la Douloureuse Passion : « Quel que soit le sort réservé à ces Méditations, et dussent-elles un jour figurer honorablement parmi tant d'œuvres analogues , également inspirées par Tamour contemplatif du Seigneur Jésus, on croit devoir protester ici hautement contre toute prétention qui leur attribuerait un caractère de vérité historique. On aspire uniquement à les voir occuper une place modeste dans la galerie des tableaux de la Douloureuse Passion du Sauveur, que Ton doit au pinceau d'artistes habiles ou à la plume d'écrivains religieux; tout au plus doit-on les considérer comme les Méditations de carême d'une pieuse fille consacrée à Dieu, — Méditations racontées sans

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