‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 106 sur 304 · CHAPITRE SIXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIEME

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Sauveur un mois plus lot que la fêle qui est deslince à en perpétuer le souvenir, c'est à-d.re le 25 novembre. Suivant elle, le 25 novembre coïncida, l'année de la naissance de x<otre-Seigneur, avec le 10 du mois de casleu, aussi vit-elle quinze jours après saint Joseph commencer, en allumant des cierges dans la grotte de la nativité, la -célébration de la fête de la Dédicace du temple, ou des lumières, laquelle s'ouvrait en eifet le 25 du mois de casleu. Il résulte de là qu'elle devait voir la fête de l'Annonciation un mois plus tôt et par œnséquent le 25 février. Ce fut en iSii qu'elle communiqua pour la première fois ses visions qui se rapportaient à cet objet. Elle était alors très-souffrante, de là le manque de détails de ces premiers récits. Elle avait dit antérieurement qu'aussitôt après son mariage, saint Joseph, au lieu de se rendre à Nazareth avec son épouse, était allé directement à Bethléem, pour y arranger quelques affaires de famille. Anne, son second époux, la Vierge et plusieurs de ses jeunes amits partirent pour la Galilée, pour le manoir que la mère de Marie y possédait, à une lieue environ de Nazareth. Anne fit arranger pour la sainte famille la petite maison de Nazareth, qui lui appartenait également, tandis que, pendant l'absence de saint Joseph, la Vierge demeurait encore avec elle. Avant de raconler ses visions de î'annonciation, elle communiqua deux fragments de contemplations antérieures dont la portée ne peut être déterminée que d'une façon un peu hypothétique. Voici ce qu'elle raconta, à peine guérie d'une maladie qui avait compromis son existence, peu de jours après ses récits du mariage de la Vierge et de saint Joseph.

J'ai entrevu une fête chez sainte Anne; j'ai vu son second époux, cinq ou six étrangers et quelques enfants, sans parler des gens de la maison, de Joseph et de Marie, réunis autour d'une table, sur laquelle il y avait des coupes. Marie portait un manteau avec des fleurs rouges, blanches et bleues, assez semblable aux chasubles du temps passé; elle avait un voile transparent et au dessus ui^ voile noir. Je crois que cette fête se rattachait encore à la solennité des noces.

Voilà tout ce qu'elle dit; on peut croire que ce repas eut lieu, aussitôt après le retour de saint Joseph, quand la Vierge quitta sa mère pour aller demeurer k Nazareth avec son époux . Elle dit encore le lendemain :

Dans ma méditation de la nuit dernière, j'ai cherché la très-sainte Vierge, et mon guide m'a conduite

à la maison de sainte Anne, que j'ai vue de nouveau dans toutes ses parties. Je n'y ai plus trouvé Marie ni Joseph. Sainte Anne se préparait à aller à Nazareth, où demeure maintenant la sainte famille; elle avait sous le bras un paquet qu'elle devait porter à sa fille ; avant d'arriver à Nazareth, qui est situé au pied d'une colline, elle traversa une plaine et puis un petit bois; je l'ai vue aussi arriver. La maison de Joseph était non loin de la porte, elle était moins grande que celle de sainte Anne. Il y avait dans le voisinage une fontaine de forme carrée, à laquelle on arrivait en descendant quelques degrés; la maison était précédée d'une petite cour carrée. Arrivée à la maison, Anne donna à sa fille ce qu'elle lui avait apporté; je vis aussi que Marie pleura beaucoup et qu'elle accompagna sa mère, quand elle se mit en route pour retourner chez elle. Je vis saint Joseph dans une chambre particulière située à l'entrée de la maison.

Voici quelques explications que nous croyons pouvoir ajouter à ce morceau, pour en faire saidr le sens. Sainte Anne visitait pour la première fois sa fille à Nazareth, elle voulut lui faire un présent qu'elle lui porta elle-même. Marie, qui était seule et éloignée de sa m.ère bien-aimée, ne put retenir des larmes d'attendrissement au moment de la quitter et voulut lui faire la conduite. Joseph était alors à Nazareth.

J'ai vu la nuit dernière l'Annonciation en tant que fête de l'Eglise, et il m'a été dit de nouveau, de la façon la plus précise, que la Vierge a été bénie quatre semaines avant cette époque. Cela m'a été dit positivement, parce que j'ai vu le mystère de l'Annonciation le 25 février, et qu'au lieu de raconter la vision, je Tai négligée. Ensuite j'ai revu la scè»e avec toutes ses circonstances extérieures.

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