‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 141 sur 304 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

iîîéditation. En face de Marie sur le tapis était étendu, enveloppé ainsi qu'un petit enfant ordinaire, le nouveau-né, beau et brillant comme un éclair. « Ahl me suis-je dit alors, cette grotte renferme le salut du monde, et personne ne le soupçonne ! > Ils mirent alors l'enfant dans la crèche, laquelle était remplie dê roseaux et de mousse et recouverte d*une étoffe qui retombait de chaque côté; elle était placée un peu au-dessus de l'auge, à droite de l'entrée de la grotte et à l'endroit où elle formait au sud un coude assez considérable. Cette partie de la grotte était plus bass^ que l'endroit où le Sauveur était né, et on y arrivait par plusieurs degrés grossièrement pratiqués. Quand ils Teurent déposé dans la crèche, ils restèrent l'un et l'autre quelque temps sur le côté, louant Dieu et répandant des larmes de joie. Cependant Joseph établit à côté de la crèche la couche et le siège de la Vierge. Avant et après la naissance de son divin Fils, je la vis habillée de blanc et tout enveloppée. Durant ces premiers jours je la vis en cet endroit assise, debout, à genoux, enfin couchée sur le côté et dormant, mais jamais souffrante ou épuisée. Quand on venait la voir, elle s'enveloppait encore davantage dans ses vêtements et se tenait assise sur le tapis qui avait reçu le Sauveur à sa naissance.

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