‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 213 sur 304 · DÉTAILS PERSONNELS A LA NARRATRICE · texte numérisé non relu

DÉTAILS PERSONNELS A LA NARRATRICE

Le dimanche 30 décembre, à la première heure, j'ai vu sainte Anne, son époux et ses gens prendre, affectueusement congé de la sainte famille et des trois vieux bergers et se dirigér vers Nazareth; la servante de sainte Anne était aussi avec eux, je remarquai particulièrement son chapeau à cause de sa forme extraordinaire, qui me rappela nos corbeilles

de coucou ; c'est ainsi que les jeunes villageoises appellent chez nous des chapeaux élancés qu'elles tressent avec du jonc.

J ai cru longtemps que les personnes attachées à sainte Anne et venues à Bethléem avec les deux ânes, étaient les gens de l'hôtellerie voisine de Nazareth, mais cela provient sans doute de ce que je les ai vus passer la nuit dans cette hôtellerie et s'entretenir avec les hôtes. îls mirent sur leurs animaux tout ce qu'il y avait encore de superilu, tout ce qui restait des présents des mages; tandis qu'ils faisaient leurs paquets, je fus fort étonnée de voir qu'ils emportaient un paquet qui m'appartenait; je sentais que cet objet était là, et je ne comprenais pas comment sainte Anne venait ainsi emporter ce qui m'appartenait.

Elle ne devait pas tarder à expliquer ce fait si étrange, au premier aspect, que sainte Anne avait semblé emporter un objet lui appartenant, à elle, la sœur Emmerich; elle se trouvait dans un ^lat de clairvoyance tout à fait extraordinaire, .quand elle fit à Técrivain les communications suivantes. Nous la laissons pailer.

Anne a emporté avec elle, lors de son départ, une grande partie des présents des mages et en particuher des étoffes; plusieurs de ces objets ont été employés dans la primitive Eglise, et il s'en est conservé quelque chose jusque dans notre époque. Ainsi, j'ai parmi mes reliques (1) un petit morceau

(I) Ce mot mes reliques a besoin de quelques explications. On irouve à toutes les époques de Tiiistoii e de rEglise de saints personnages merveilleusement sensibles à Taction des reliques et de lout ce qui est saint ou consacré, mais on peut croire que jamais personne au monde n'a possédé ce don dans la môme mesure et d'une façon aussi conslante que la sœur Emmerich. Une lumièie invisible pour lout autre et dans celte lumière des nuances porliculicies lui permettaient de distinguer, au milieu d'autres objets extérieurement identi(|ues, non-seulement le Saint-Sacrement, mais tout ce quii i'Egiise avait bénit dans ses sacrements ou ses sacramenlaux, et

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