‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 229 sur 304 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

vois souvent de la pluie et des brouillards ; parfois même un peu de neige, mais elle fond presque aussitôt. Je vois souvent des arbres dépouillés de leurs feuilles, mais portant encore des fruits. J'ai observé que l'on fait plusieurs moissons chaque année, ainsi on en a fait une à l'époque qui correspond à notre printemps. Maintenant, en hiver, je vois les voyageurs bien enveloppés ; ainsi, ils ont la tête couverte de leur manteau.

6 JANVIER, — Aujourd'hui, vers midi, j'ai vu la Vierge, accompagnée de sainte Anne qui portait l'enfant Jésus, quitter la maison de sa mère pour retourner à Nazareth chez saint Joseph. La route qui €st directe présente partout à l'œil des collines et des jardins: la distance esl d'environ une demi-lieue.

Anne envoie de chez elle à Marie toutes les provisions dont elle a besoin. Oh! comme il est touchant déconsidérer la sainte famille! Marie est comme une mère et en même temps la servante la plus soumise du divin enfant, elle est aussi attentive à tous les besoins de saint Joseph. Joseph esl pour elle le plus fidèle de tous les amis et le plus humble de tous les serviteurs. Quand la Vierge tourne et remue son divin Fils comme un pauvre enfant dont la raison n'est pas encore développée, combien je suis touchée en pensant que cet enfant est le Dieu miséricordieux qmi a créé le monde et qui par amour se laisse ainsi traiter ; oh î combien cela contraste avec la dureté et régoïsme de l'homme froid, caché, toujours préoccupé de lui-même !

Vî.

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