‹ Vie de la Tres-Sainte ViergeChapitre 299 sur 304 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

plantés en avant, et en élargissant le fossé. On nettoya et on embellit le petit jardin voisin, on fit une allée de l'extrémité de la colline à la paroi extérieure de la grotte, et on pratiqua dans le rocher une ouverture par laquelle le regard pouvait se reposer sur la pierre où avait un instant été déposé le corps de cette mère sainte que le Sauveur, en mourant sur la croix, leur avait donnée à eux tous et avait donnée à l'Eglise entière dans la persoune de Jean. Comme des fils pieux, ils observaient le quatrième commandement, aussi ils vivront eux-mêmes et leur amour vivra longtemps sur la terre. Ils dressèrent aussi une sorte de chapelle ou tente au-dessus de la grotte du sépulcre ; pour cela, ils établirent une tente de tapis qu'ils entourèrent et couvrirent de joncs et de ro-seaux, ils y construisirent un petit autel; il était formé de trois pierres : la première servait de base^ la seconde s'élevait perpendiculairement sur la première, enfin la troisième, mince et large, était la table de l'autel. Derrière ce même autel, on attacha à la muraille un tapis avec une image de la Vierge, tissée ou brodée sans beaucoup d'art; elle était représentée habillée des mêmes couleurs que sur la terre, brun, bleu et rouge. Quand les travaux furent terminés, je vis qu'on célébra dans l'humble chapelle un office dans lequel tous les assistants prièrent à genoux les mains levées vers le ciel. La maison de la Vierge fut transformée en une église. La servante de Marie y demeura cependant avec plusieurs autres femmes, et on y laissa deux disciples, ainsi l'un des bergers d'au delà du Jourdain, pour la consolation spirituelle des fidèles qui demeuraient dans le voisinage.

YI.

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