CHAPITRE TROISIÈME
prochaine destruction du temple (1). Malgré le silence que gardent relativement à cette fête les ouvrages les plus estimés traitant des antiquités hébraïques, on ne peut, indépendamment des conimunications de la Sœur, douter de son existence quand on se rappelle, d'une part, que Salomon célébra, en même temps que la fêle des Tabernacles, la dédicace du temple qu'il avait fait bâtir (2), et que la Massore prescrit comme lecture pour le second et le huitième jour de la fête des Tabernacles le récit de la dédicace du temple de Salomon (3). Observons toutefois que, bien que la sœur Emmerich ait vu la rencontre de Joachi'u et d'Aune au len^ple à la tin de la fête des Tabernacles et par conséquent deux mois environ avant l'éiioquc a laquelle l'Eglise célèbre ce mystère, cependant c'était toujours dans le mois de décembre qu'elle avait et racouLiit ses visions touchant l'immaculée Conception de Marie, de môme que ce fut en ce mêjue jour, et lion dans l'automne, au temps de la fête des TaberiiadeSj qu'elle vit ce grand mystère célébré par les mages lais du voyage que le Sauveur fil en Arabie après la résurrection de Lazare.
Dans la rencontre des deux époux sous la porte d'or et l'irradiation de la lumière d'en haut, il faut voir une sorte de réuovation immédiate et essentielle, de sanctitlcation, de consécration, d'illumination, de purification de ces deux époux en raison de la mission sublime que Dieu leur avait réservée dans les desseins de sa providence. Par la transmission d'une bénédictioe essentielle à Joachim {4() et la promesse faite à sainte Anne (5), ils arrivèrent l'un et l'autre au pojnt de maturité auquel leur union devait porter le plus précieux de ses fruits. Or de même que cette maturité fut produite par une grâce inniiédiate, essentielle, par une coopération divine qui leur communiqua la vertu dont ils avaient besoin, il convenait, ce semble, qu'après que le Ciel les avait ainsi préparés, le Ciel aussi présidât en quelque sorte a leur union.
Ma ntenant que nous en ayons fini avec les visions destinées à compléter le récit de la Conception de la Vierge, nous allons reprendre le fil de sa vie. •
(1) Vie de No tre-Seig rieur Jésus-Christ, tom. Ill, ch. iir^ p. 6!,
(2) 111 Rois, VI II, 2-66; lî Paralip. vu, iO.
(3) Sur le nie livre des Rois, vi![. 2 et 55.
(4) Chap. il, p. k'i.
[olJbid., p. 4i.