INVOCATION A LA REINE DU CIEL
Il vant donc bien mieux, ma divine Reine et mon auguste Maîtresse, que votre très douce mis icorde et les puissantes faveurs de votre main libérale éclatent jusque dans ma bassesse : il vant bien mieux que vous me tendiez cette charitable main pour me faire obéir à vos commandements, plutôt que de me laisser tomber dans votre disgrâce par ma désobéissance. Ce sera, 6 très compatisante Mère, une chose digne de votre bonté que de tirer une misérable de la pousière, et de faire du sujet le plus faible et le plus incnpable un instrument pour opérer des œuvres si difficiles et si sublimes, pour exalter votre miséricorde, et pour célébrer les grâces que votre très saint Fils vous a communiquées. Ainsi vous empêcherez qu'on s’imagine présomptueusement et à tort que l'industrie humaine, ou la prudence terrestre, ou la force et l'autorité de la dispute aient présidé à la composition de cet ouvrage ; on aura plutôt lieu de croire que c’est la vertu de cette divine grâce, par laquelle vous voulez réveiller les cœurs des fidèles, et les attirer après vous, qui êtes une source de piété et de miséricorde. Parlez