‹ Vie de la Très Sainte Vierge Marie [microforme]Chapitre 7 sur 65 · XI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XI INTRODUCTION

done, ma divine Maitresse, car votre servante écoute avec le désir ardent de vous obéir, comme il est juste et nécessaire qu'elle le fasse, Mais comment pourrai-je proportionner et égaler mes désirs à mes obligations ? Une parfaite correspondance est impossible ; mais si elle était possible, j'y aspirerais, O grande et puissante Reine ! accomplissez vos promesses et vos paroles en me manifestant vos zrâces et vos attributs, afin que la connaissance de votre dignité ci de vos grandeurs se répande davantage parmi les nations, qu’elle passe de génération en génération, et que vous soyez de plus en plus glorifiée. Parlez, ma souveraine Maîtresse, votre servante écoute ; parlez et exaltez le Très-Haut par les prodiges et par les œuvres merveilleuses que sa droite a opérés dans votre humilité très profonde : qu'ils passent de ses divines mains, faites au tour et pleines de jacinthes, dans les vôtres, et des vôtres à vos dévots serviteurs, afin que les anges le bénissent, que les justes le louent, que les pécheurs l’implorent, et que tous trouvent en ces mêmes œuvres un modèle d'éminente sainteté et de pureté sans tache. Faites que moi-même, avec la grâce de votre Très- Saint Fils, je parvienne à régler et composer ma vie sur cette règle infaillible et sur ce brillant miroir, puisque c'est la première chose que je dois me proposer en écrivant cette suinte histoire, comme vous me l'avez dit plusieurs fois, en daignant m'offrir un modèle vivant et un miroir animé, pour que je puisse embellir et orner mon âme, et la rendre digne de devenir votre tille et l'épouse de votre très saint Fils.

Déclaration de l'Auteur. — C'est pourquoi je n'écrirai point comme maîtresse, mais comme disciple : ce ne sera pas pour enseigner, mais pour apprendre ; puisque les femmes sont obligées par leur condition de se taire dans la sainte Eglise, et d'y écouter ses ministres. Je rapporterai néanmoins comme un faible organe de la Reine du ciel, ce qu’elle aura la bonté de m'ensei-

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