‹ Vie de la Très Sainte Vierge Marie [microforme]Chapitre 9 sur 65 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

par la disposition et la volonté de Dieu que ma mère connut par une révélation particulière. La fondation eut lieu le jour de l'octave de l'Epiphanie, le 13 janvier 1619. Nous primes l’habit, ma mère, moi et ma sœnr, le même jour: mon père alla aussi dans un autre couvent de l'ordre de notre séraphique père saint François, où deux de mesfrères étaient déjà religieux ; il y prit l'habit, y fit profession, y donna de grands exemples de vertu, et y mourut saintement. Ma mère et moi reçûmes le voile le jour de la Puritication de la grande Reine du ciel, le 2 février 1620. La profession de ma sœur fut différée, parce qu'elle n'avait point encorr l'âge, Le Tout-Puissant favorisa, par sa seule bonté, notre famille,en nous faisant la grâce denous consacrer tous à l’état religieux. Dans lu huitième année de la fondation, et la vingt-cinquième année de mon âge, c'est-à-dire en l'an 1627 du Seigneur, l'obéissance me fit accepter la charge de supérieure, que j'exerce indignement aujourd'hui, Dans le courant des dix premieres années de mn supériorité, je reçus plusieurs fois du Très-Hant et de ln grande Reine du ciel elle-même l’ordre d'écrire sa très sainte vie; mais je résistai par scrupule pendant tout ce temps-là à ces ordres divins, jusqu’en l’année 1637, où je commençai de l'écrire, Je l'avais achevée, quand je me décidai à brûler tous mes manuscrits, tant ceux qui regardaient ce sujet sacré que plusieurs autrés, relatifs à des matières très graves et très mystérieuses, et cela, par suite des craintes et des tribulations dont j'ai parlé, et d’après le conseil d’un prêtre qui me dirigeait en l'alsence de mon confesseur ordinaire, et qui me dit que les femmes ne devaient point écrire dans la sainte Eglise. Je ne manquai point de lui obéir avec une docilité que mes supérieurs et mon premier confesseur, qui connaissaient toute min vie, me reprochèrent fortement. Et ils m'enjoignirent de nouvenn par ln sainte obéissance de recommencer mon ouvrage. Le Très-Hant

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