INTRODUCTION XII
gner, de me commander ; parce que toutes les âmes sont capables de recevoir l'Esprit que le divin Sauveur a promis de faire descendre sur toutes sortes de personnes, quel que soit lenr sexe et sans aucune exception ; toutes aussi sont capables de le manifester tel qu’elles le reçoivent, suivant leur aptitude, lorsqu'une outorité supérieure l'exige par une prévoyance chrétienne, comme je crois que mes supérieurs l'ont exigé de moi. J'avoue que je puis me tromper, et que c’est le propre d’une fille ignorante ; mais je crois que l’obéissance me préservera de ce danger, et si je tombais daus l'erreur, ce ne serait point par ma volonté ; ainsi je m’en remets, et je me soumets à ceux qui me dirigent et à la censure de la sainte Eglise catholique, dont je veux consulter les ministres dans toutes mes difficultés. Je veux d'ailleurs que mon supérieur, mon directeur et mon confesseur soient les témoins impartiaux de la doctrine que je reçois et « ‘ils se constituent les juges vigilants et sévères de la manière dont je l’expose, ou des fautes que je pourrais commettre, en ne correspondant pas assez aux obligations que m'impose un si grand bienfait.
Dute de cette divine histoire, (1). — Pour dire exactement à quelle époque j'ai écrit cette divine histoire, il est bon que je rappelle que François Coronel, mon père et Catherine de Arana, ma mère, fondèrent ce couvent des religieuses déchaussées de la Très Immaculée Conception dans leur propre maison,
(1)La véné avril de l'an père et sa nm donna a de biens temporels pour qu'ils pussent vivre selon leur qualité, et aussi une i », puisqu'ils eurent once enfants, dont il n'y eut que
vatre qui avancé, à savoir deux garçons et deux filles: l'ainée de celles-ci fut de Jésus ! — Voir un extrait de sa merveilleuse Vie, dans l'ouvrage déjà cité : « La Bonne Sainte Anne. »
Marie de Jésné, auteur de la « Cité Mystique » naquit le 2 ancie ine et noble ville de la vieille Castille, Son Dieu leur