‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 1 sur 239 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

cette éducation spirituelle, où il n'y a point d'intermédiaire entre Dieu et l'âme. Pour la sanctification de la Réformatrice du Carmel, et celle de sa Coadjutrice dans l'œuvre des fondations, il avait plu au divin Maître de s'associer deux de ses plus saints serviteurs : à Térèse il donne pour guide le P. Balthasar Alvarez, et à Anne de Jésus le P. Pierre Rodriguez ; il les laisse l'une et l'autre pendant sept ans sous la conduite de ces guides selon son cœur. Mais pour la sanctification d'Anne de Saint-Barthélémy, il veut y travailler seul, et il devance les temps ordinaires. A peine cette angélique créature a-t-elle trois ans, qu'il lui donne la première leçon; il ouvre le ciel sur sa tête, et il se montre à elle, laissant échapper un rayon de sa divinité. La lumière qu'elle reçoit en ce moment sur la grandeur et la sainteté de Dieu lui demeurera présente toute sa vie. Le divin Maître continue à l'instruire; durant son enfance il lui apparaît sous les traits de l'enfance, et à mesure qu'elle avance en âge il semble grandir avec elle. Par ses fréquentes apparitions, il allume dans cette âme candide un amour qui ne cessera jamais de l'embraser. A proprement parler, il sera toujours lui-même son guide ; dans le cours de sa longue carrière, cette vierge privilégiée ne relèvera pour sa direction intérieure que du Maître

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qu'elle a eu dans son enfance et sa jeun.

Ainsi, ai Térèse et Anne de Jésus disent en toute

té ï C'est la Compagnie dé

Jésus qui ma donné Y être et la viçn gui m'a formée et élevée, Anne de irthélemy peut dire

ef lui-même de cette compagnie qui m'a foru i Me ha criado y dado el ser. »

Pour nous former une idée des trésors de grâces dont Noire-Seigneur dut enrichir cette vierge, il faut considérer ce qu'était sainte Térèse, à l'époque où le divin M koa Anne de Sa uour compagne inséparable .

C'étaient les dernières années de la Réformatrice du Carmel. Elle était consommée en sainteté, depuis environ quinze ans le chérubin lui avait percé le cœur de son dard. Déjà elle avait entendu de la bouche du divin Maître ces paroles, les suprêmes de son amour en cette vie : « Dé- «. sormais, en qualité de véritable épouse, tu pren- « dras soin de mon honneur : Deinceps ut vera ce sponsa meuni zelabis honorem. » Cette séraphique vierge, tout d'ardeur en ardeur dans l'incendie de ur divin, faveursl g les plus relevées se sue I , et avec elles les prodigieux accroissements de la grâce intérieure et de la

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