DE LA FONDATION DU MONASTÈRE DES CARMELITES DE TOURS
C'est aujourd'hui !a fête de Saint-Martin, auquel je suis dévote, parce que dans cette octave j'ai maintes fois reçu de grandes grâces de Notre-Seigueur : je ne sais quelle en est la cause.
(Sainte Térèse, Fie , par Ribera.
liv. 1T, chap. xtn).
Dans ces paroles, sainte Térèse nous doune les premières origines du Carinel de Tours. Sa dévotion envers saint Martin, et la prédilection du saint pour elle, voilà en effet, pour qui étudie ces origines au flambeau de la foi, les causes déterminantes de la fondation de ce monastère.
Quant à la dévotion de la vierge d'Avila envers saint Martin, rien de si facile à expliquer : les analogies et la ressemblance de ces deux grandes âmes devaient la faire naître et l'enflammer. Térèse, qui, déjà avant de fonder son Ordre, avait été blessée au cœur par le dard d'un séraphin, et qui, après cette première blessure, avait vu le même séraphin venir à différentes reprises lui plonger le même dard dans le cœur, la laissant ainsi embrasée d'un amour tout séraphique pour Jésus-Christ, comment ne se serait-elle pas sentie attirée vers ce bienheureux Pontife dont le cœur, comme celui de Paul, se fondait d'amour pour Jésus- Christ ? Elle qui dès l'âge le plus tendre avait soupiré