‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 13 sur 239 · PRÉFACE XXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXV

affaires importantes, lui écrivait souvent de sa

propre main et entretenait avec elle des rapports intimes. Quand elle partit pour Bréda, s'arrêtani à Anvers, elle voulut entrer trois fois dans le couvent pour voir la vénérable M^re; et elle resta plusieurs heures avec elle, montrant ainsi la foi et la dévotion qu'elle avait dans ses prières. Prenant congé d'elle, elle lui demanda sa bénédiction; ce n'est pas assez, elle voulut encore qu'à la porte du couvent la sainte prieure bénit tous les grands de la cour, afin qu'il ne leur arrivât aucun malheur dans l'expédition de Bréda. Elle leur dit donc à haute voix : Recevez la bénédiction de la mère Anne de Saint-Barthélémy, qui sera votre assurance et votre sauvegarde contre tout péril. Genoux en terre et tête inclinée, ils la reçurent dans cette ferme croyance ; et peu de jours après, Bréda était au pouvoir de l'infante. La foi de cette princesse à la sainteté et au crédit d'Anne de Saint-Barthélémy auprès de Dieu se révéla encore dans la réponse qu'elle fît à un de ses sujets qui lui conseillait de fortifier la citadelle et la ville d'Anvers : Je n'ai peur ni pour la ville ni pour la citadelle, puisque la mère Anne de Saint-Barthélémy est là : c'est une meilleure défense cjuc toutes les armées qu'on pourrait y réunir.

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