PREFACE XXIX
©rut devoir attendre encore de nouvelles lumières pour les placer sur les autels. Espérons que ses successeurs combleront dans un avenir prochain les vœux de la famille de sainte Térèse.
Il nous reste maintenant à parler de la vie de la vénérable Mère Anne de Saint-Barthélémy écrite par elle-même.
Quel peintre eût jamais pu dessiner cette figure? Quel historien eût trouvé des termes pour raconter cette vie miraculeuse du berceau à la tombe ? Le divin Maître a aplani les difficultés : il a fait pour Anne de Saint-Barthélémy ce qu'il avait fait pour sainte Térèse. Voulant que les grâces extraordinaires dont il avait comblé ces deux vierges fussent connues dans son Église, il leur a mis la plume à la main, et leur a donné ordre de les écrire ; il a voulu que leur portrait fût dessiné par elles-mêmes, afin qu'il fut l'expression fidèle de la sainteté et de la beauté céleste de leur âme.
Ainsi, grâce au livre de sa vie qu'Anne de Saint-Barthélémy nous a légué, et dont le manuscrit autographe se conserve encore religieusement au Carmel d'Anvers où il a été composé, nous pourrons mettre sous les yeux du lecteur la vie intérieure de la compagne chérie de sainte Térèse et le récit des faveurs et des miséricordes