‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 19 sur 239 · PREFACE XXXIII · texte numérisé non relu

PREFACE XXXIII

Joseph II se posa en autocrate et en despote oppresseur de l'Église; il abreuva d'amertune l'immortel pontife Pie VI, dont il dédaigna l'autorité et les paternelles remontrances ; il publia une série d'édits tendant à anéantir les droits de l'Église et du saint-siége. Hélas ! il ne s'apercevait pas, dans le délire de son despotisme sacrilège, que par de tels actes il léguait aux héritiers de son sceptre une solidarité qui allait attirer sur eux ces terribles expiations, écrites aujourd'hui dans l'histoire, comme une des plus grandes leçons que Dieu puisse donner aux souverains.

Entre autres fondamentales déviations des principes chrétiens, et entre autres abus du pouvoir royal, Joseph II se fit le persécuteur des ordres religieux, et en particulier des ordres contemplatifs. Sous prétexte qu'ils étaient inutiles et nuisibles à ses États, il supprima un grand nombre de ces monastères tant en Hongrie que dans la Flandre autrichienne, et il en confisqua les biens au profit de la couronne. Les monastères des Carmélites de Bruxelles et d'Anvers subirent ce sort. C'était l'infante Claire- Isabelle -Eugénie, gouvernante des Pays-Bas, qui avait fondé avec une royale munificence le couvent de Bruxelles, et comblé de ses bienfaits

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