DU VŒU DB
.l'eussent connu autre chose dans leur vie que la sainte pauvrel
Véri >nt les pauvres ne s'aiment peint ei ±-
mêmes, ni l'honneur, ni les pai i monde; ils ne
désirent ni d'être tenus pour bons, ni d'être connus, 3 ce qu'ils désirent le plus, c'est de se renoncer entièrement eux-mêmes pour se rendre sembl au véritable pauvre d'esprit, Jésus-Christ notre Maître. pauvre et plus méprisé que lui? Qui a Lquédes choses nécessaires que Jésus-Christ, qui voulut naître pauvre et vivre pauvre, et soumis à un homme pauvre comme saint Joseph, qui, avec son .entait du peu qui lui était nécessaire? Lt il iiveur n'était point réduit à
; . . les choses lui
atel nraient comme leur Baigneur et i -.Toutes, en effet, lui obéissent et le servent, -jeeption de l'homme le plus obligé et le plue in- . ;i la fois. Ne voulant pa:: reconnaître qu'il a J
'le de cette vertu, il détourne de lui
ses regards et se cherche lui-même; il prête l'oreille à
l'amour-propre, et, se laissant entraîner par les vices,
il abandonne le chemin que sou Créateur est venu lui
ignef. Gardons-nous bien, mes filles, d'imiter une
pareille ingratitude, Nous sommes les plus obligées à
suivre notre Époux à cause des grands bienfaits dont
il nous a comblées. C'est lui qui nous a appelées à ce
il Ordre, et il nous a montré un amour infini en
nous retirant des dangers du monde, sachant que
ions nous affectionner aux biens présents et
e ublierles biens éternels.
Cet adorable Maître vint pauvre en ce monde, et il voulut l'être, avec un amour infini. C'est à cette pauvreté qu'il nous a appelées en qualité d'épouses, afin nous l'imitions et que nous reconnaissions, pai
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le pauvre , et il
le lui promit ; ; qu'il se donnera lui-n:
royaume du cie" s autre chose que 1
[ue promesse, mb ràsser avec joie les plus grands
les autres, [ue la parole de Dieu ne pont manquer, et qu'il promet à tous
heureux? N'écouf nous à l'œuvre avec humilité, car sans ce nous n'arriverons j qui a
sos difficultés et qui ne prend ; an es-
amoureux de ses aises, ni dans l'estime &:
. )lies, partage îorantes i s que tout
ce qui , et se tourne en rien.
Tout i : Ions
notre péché, puisque, ce que e
éternelle, nous la laissons pour un moi goûte la nature, :
: tûmes; ce qi 0 qu ces insensés du monde et
les véritables par/ '. De quelle liberté, de
quelle paix spirituelle ne j at pas ces par
ivent ainsi se mépriser eu: et toutes les
choses du monde, comme le dit le prophète s'ex mant en ces termes : « Le véritable pauvi . « Irouvera-t-il? Il faut aller le chercher bien loi « son prix est inestimable. »
Cette pauvreté ne consiste ni à donner de grandes aumônes, ni à être très-dévot, ni à posséder des choses