‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 225 sur 239 · DE L EDUCATION DES NOVICE · texte numérisé non relu

DE L EDUCATION DES NOVICE

le l'âme, une eau vive qui étanchait ma « soif, parce que ces précieuses plaies de mon Sau- « veur et de mon Maître sont des fontaines qui coulent (( toujours, qui abreuvent ceux qui sont altérés ; parce « qu'en Jésus-Christ nous trouvons abondamment tout « ce que nous pouvons désirer de connaître et de con- « témpler. »

Enfin nous pouvons dire que nous sommes les brebis et 1er s de Dieu, et que nous allons boire aux

fontaines de ses plaies. Rappelons-nous ce que l'Écriture raconte des brebis de Jacob : quand il allait les abreuver, il dressait dans l'eau des baguettes de différentes couleurs, afin que les agneaux qui viendraient de ces brebis portassent l'empreinte de ces , entes couleurs. Ainsi a fait ce véritable Pasteur à notre égard : il a mis devant nos yeux son corps sacré, tout couvert de blessures, de taches livides, de sang, et, de plus, sa vie pauvre et m ; en sorte

que, quelle que soit celle de ces fontaines où nous allions nous abreuver, nous méditions et nous buvions de l'eau vive qui produise en nos âmes de nouveaux

; en ont donné l'exei ane foi vive et des désirs ardents ils

ont cherché ces fontaines : là ils buvaient, ils enivraient leurs 3s apprenaient les vertus de cet adorable Maître, qui nous les a mises sous les yeux comme des fleurs de différentes ci , afin que chacune de S( uses cueille celle qui lui plaît le plus. C'est à ce riche et dél ir que le divin sur nous appelle, désirant que nos âmes y demeurent et s'y rattachent. Notre Époux est encore comme un habile jardinier qui a planté dans son jardin les plus belles fleurs : il sort, et il appelle ses amis pour leur faire partager sa joie : Venez, leur dit-il, vous fatigués, et je vous soulagerai ; tenez,

l'éducat: " ' iCBS 317

pouses, à mon jardin que .' mon sang; et afin de i de fortii

mes vertus, et suivez-moi.

léchïssons à ces pa nez de moi que je suis doux et humble .;•; je

venu pour servir et non pour être servi; je suis , et j'ai; utes vos peines.

Considérons bien, filles, comi le divin

e les convie et les . non une fois, mais en

[ue sorte sans se lasser. Souvenons-nous que cette voix qui nous a lu monde, fai

\t au-dessus de nos tètes ui voir le néant, qui nous a montré que nous n'étions que des fleurs sa, ■ dans les bosquets et les montagnes de l'aveuglement du au milieu des bêtes féroces qui voulaient nous dévo- :ouvenons-nous que, sans mérite de notre part, il nous a plantées dans son jardin de fleurs, où,

il nous arrose et nous sustente nuit et jour,

.a à sa table et se plaire d mpagnie.

lit-il, et mangez dupai ti est mon

et mon sang ; nies délices sont d'être avec les e , des hommes.

0 amour infini, comme tu te montres aimant par

tous les moyens et d ions! Cet

amour ne perd ni temps ni occ later a notre

'.Efforçons-nous d'y répondre; soyons vigilantes,

puisque le Seigneur veille pour n dut.

J'espère de la m 3 de Die; ur celles

qu'il a appelées à ce saint Ordre, il ne les lai point tomber dans sa disgrâce; et ce sceau de notre vocation, le divin Maître le montra quand il dit à notre Sainte, quelle fît grand nombre de ces couvents, qu'ils étaient les jardins de ses délices,

Page 1