‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 6 sur 239 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

avait déjà observé ce saint institut pendant trentequatre ans, tant dans la compagnie de sainte Térèse que dans celle de ses premières filles. Quant à. ce qui fait /e trait distinct if àe, cet Ordre, ce qui est l'âme du Carmel, je veux dire le zèle apostolique, le divin Maître le grava profondément en elle. Son cœur ressemblait admirablement, pour les ardeurs apostoliques, au cœur de sainte Térèse : elle nous dira elle-même dans ses écrits jusqu'où cette flamme l'a consumée en ce monde.

Avec une telle sainteté et une telle plénitude de l'esprit de son Ordre, quelle ne devait pas être son autorité lorsqu'en France elle parut à la tête des monastères ! Que ne disaient pas aux âmes son titre de compagne de sainte Térèse, ses trente-cinq années de vie religieuse, les vertus pratiquées dans un degré héroïque, les grâces extraordinaires dont Jésus-Christ ne cessait de la combler, sa haute oraison, ses extases, ses lumières prophétiques, le don des miracles ! Quel saint respect n'inspirait pas la ravissante modestie de cette vierge, sa tenue tout angélique, l'indicible sérénité de son front et Timpreinte d'un demi-siècle de pénitence visible sur ses traits ! Mais par-dessus tout quel suave et irrésistible ascendant lui donnait sur les âmes cet amour que Dieu alluma dès l'âge le plus tendre dans son

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