LIVRE H, CHAI», xr
ble, car j'étais disposée à faire tous mes efforts pour l'acquérir ; et un jour, ni 'apparaissant, elle me dit : Ma fille, c'est l'humilité.
Très-souvent cette sainte Mère me fortifiait par un sentiment d'amour et par une odeur toute céleste que je sentais comme si j'eusse été près desonsaint corps. Et bien qu'elle ne se montrât point, je sentais ce parfum et la faveur qu'elle me faisait de se tenir près de moi. J'en citerai un exemple fort remarquable. J'étais excédée de fatigue; toutes les religieuses étaient malades ; il n'y avait qu'une sœur et moi un peu sur pied et capables de nous rendre à nousmêmes quelques services. Je m'en allai au tombeau de la Sainte et je lui dis : Mère, aidez-moi, me voici devant cous le corps tellement brisé de fatigue, que je ne /mis me tenir debout. Donnez-moi des forces, je ne les désire que pour servir toutes mes sonrrs. Je sentis dans mon esprit qu'elle m'exauçait et qu'elle me disait : Va, ma file, je ferai ce que tu me demandes. Je m'en allai à la cuisine, et à peine avais-je commencé à remuer les braises, que je sentis le parfum de la Sainte connue si elle eût été là ; il sortit des cendres une odeur semblable à celle qui s'exhalait de son saint corps ; cette odeur communiqua une telle force à mon esprit, qu'il ne me resta plus aucune trace de fatigue ; mon corps ne sentait pas plus que s'il eût été tout esprit. Plus ombre de lassitude, et cette force surnaturelle me resta jusqu'à ce que toutes les religieuses eussent recouvré la santé. Très-souvent, les poêles et tout ce que je touchais à la cuisine exhalaient l'odeur des reliques de son saint corps ; c'était chose merveilleuse ; on eut dit qu'elle-même avait touché ee? objets de ses main-.