‹ Vie de la vénérable Anne de Saint-Barthélemy, compagne inséperable de Sainte Tér`eseChapitre 95 sur 239 · LIVRE III, CHAP. IX · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAP. IX

! récompense, sainte Térèse lui ouvrit les portes du Carnu1!. En 1605, elle reçut le saint habit des mains de la vénérable mère Anne de Jésus au monastère de l'Incarnation à Paris; Tannée suivante, elle fit profession à Pontoise entre les mains de la vénérable mère Anne de Saint-Barthélémy. On l'appela en religion Catherine de Jésus-Christ.

Elle était fort estimée de la vénérable mère Anne de Jésus, qui l'emmena avec elle, quand elle alla fonder le monastère de Dijon. Elle fut encore employée à la fondation de plusieurs autres maisons, et partout elle fut un modèle de régularité, d'obéissance et de charité.

Digne disciple des trois grandes Maîtresses qu'elle avait eues dans les voies spirituelles, la Bienheureuse Marie de l'Incarnation , la vénérable mère Anne de Saint-Barthélémy et la vénérable mère Anne de Jésus, elle mourut couronnée de jours et de mérites au monastère de Rouen, le 30 avril 1642, à l'âge de soixantesix ans. Sa maxime était qu'il fallait mourir les armes à la main; digne maxime d'une vierge chrétienne qui avait été formée à combattre pour Dieu, dans la cité de Jeanne d'Arc.

Rose Lesgu avait une sœur cadette qui fit profession avec elle à Pontoise et qu'on appelait en religion Marie de la Sainte-Trinité. Celle-ci avait été élevée dans la congrégation de filles établie à Aumale par M. Gallemant. Après sa profession, elle fut envoyée à la fondation du premier couvent de Bordeaux. Elle y demeura pendant vingt ans ; et ensuite elle revint à Pontoise, où elle mourut saintement le 7 janvier 1660, à l'âge de quatre-vingt-huit ans. Elle se distingua par son amour pour la vie cachée, la prière et le silence, et par un tel oubli d'elle-même qu'on ne s'apercevait jamais ni de ses goûts ni de ses répugnances.

Catherine de Jésus- Christ et Marie de la Sainte-Trinité a\ aient deux sœurs à Orléans qui étaient des modèles de piété; Madame du Pucheul et madame Jourdain reçurent d'elles, dans celte ville, toutes sortes de bons offices quand elles se rendaient pu Espagne.

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