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bon Dieu agréera notre élection, et vous donnera le domaine de cette petite communauté, qui est votre ouvrage. Nous n'avons rien qui soit digne d'être présenté à Dieu ; maïs nous espérons obtenir, par votre moyen, les grâces nécessaires pour notre salut et la perfection de notre état, Vous savez mieux nos besoins et ce que nous devons vous demander que nous ne le connaissons nous-mêmes ; ne nous refusez pas votre assistance. Aidez-nous par vos puissantes intercessions, à recevoir les lumières et les grâces du Saint-Esprit, afin de pouvoir travailler à la bonne éducation des filles
et des écolières dont nous sommes chargées par
notre profession. Sur toutes choses, nous vous demandons, 0 notre Dame et Mère, que toutes les filles qui seront à l'avenir dans cette communauté, aussi bien que toutes les personnes qui contribueront à leur avancement spirituel, soient du nombre des élus, afin qu'en votre compagnie nous puissions louer notre bon Dieu dans l'éternité bienheureuse! »
Après cet acte spontané qui plaçait plus que jamais son Institut sous la dépendance et la protec-
tion de la Sainte Vierge, la coùurageuse Mère
s'embarqua une troisième fois pour la France. Mais les œuvres de Dieu souffrent contradiction : ce dernier voyage dans la mère-patrie ne doit apporter à la Fondatrice que des épreuves et des déceptions. Mgr de Laval, loin d'approuver ses démarches, veut qu'elle diffère le travail des Constitutions et lui déclare qu'il ne trouve pas à propos qu'elle. emmène avec eile de nouvelles compagnes. Toujours soumise aux ordres de la Providence qu'elle adore dans ceux de ses supérieurs, la vertueuse Mère, jugeant qu'un plus long séjour en France-serait inutile à sa communauté, s’embarque,
sans même aller à Troyes, sur le premier vaisseau qui faisait voile pour le Canada. Son courage ne fut cependant point ébranlé ; elle emportait dans son cœur l'espoir de voir bientôt l'approbation des Règles, l'objet de ses plus ardentes sollicitudes,
Dans la traversée, elle éut de nouveau l’occasion d'exercer sa charité envers un certain nombre de jeunes personnes destinées pour la colonie de Montréal. L'on attribua aussi à sa foi et à sa vive confiance en Dieu d’avoir échappé à un danger
Ma Sœur Bourgeüys, nous sommes perdus !...