‹ Vie de la vénérable mère Marguerite Bourgeoys [microforme]Chapitre 4 sur 19 · EN FRANCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE

Premières années de la Vénérable Mère. — La Très Sainte Vierge la favo:ise d'une grâce de choix.

Marguerite Bourgeoys naquit à Troyes, en Champagne, le 17 avril 1620. Son père, Abraham Bourgeoys, était un négociant plus recommandable par sa probité que par sa fortune ; et sa mère,

Guillemette Garnier, était la femme accomplie dont,

le Sage a fait le portrait au livre des Proverbes. Dieu fit à Marguerite une large part des vertus et des mérites de ses excellents parents. Un cœur docile que la grâce semblait façonner elle-même, une intelligence supérieure, une âme ardente, portée, comme par nature, à l'humilité et.à la mortification, tout, en un mot; révélait en elle une de ces âmes privilégiées que Dieu destine à l'accomplissement des plus grandes œuvres.

A peine âgée de dix ans, elle réunissait ses petites

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compagnes pour les animer au bien et leur communiquer les projets qu'elle formait déjà pour l'avenir. Dès ma petite jeunesse, écrivait-elle à l'âge de soixante-dix-huit ans, Dieu m'avait donné une inclination particulière pour assembler des petites filles de mon âge, dans le dessein de demeurer et

de travailler ensemble ; car je n'avais point connu encore de communauté de filles... Nous accommodions cela comme pouvaient le faire des enfants. Ces projets étaient comme les premières étincelles de ce zèle ardent qu’elle devait déployer plus tard pour la sanctification des âmes.

À douze ans, Marguerite perdit sa vertueuse

À dix ans, Marguerite enseigne les petites filles de son âge,

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