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bonne œuvre d’ensevelir ies morts, elle l’exerça le reste de sa vie.
Si d’un côté, Dieu éprouvait la vertu de sa servante, d’un autre, il semblait vouloir la dédommager abondamment de ses peines et des difficultés
qui se multipliaient sur sa route. Ce bon Maitre se plut à l'inoncer pendant plusieurs mois des plus ineffables consolations. Chaque fois qu'elle s’approchaït de la sainte Table, elle éprouvait des douceurs extraordinaires, et le feu sacré qui embrasait son âme était souvent si intense qu'elle avait peine à modérer les impressions sensibles de cette sainte
Ps
Marguerite au chevet de son père mourant,
ardeur. Cependant le divin Jésus lui réservait une faveur plus grande encore.
C'était en 1650, le jour de l’Assomption, fête principale de la Congrégation externe. Le Saint- Sacrement étant exposé selon l'usage, la pieuse Marguerite fut désignée pour rester en adoration à l'église pendant la procession qu’on faisait ce jour-là. Après avoir passé quelque temps humblement prosternée aux pieds de Notre-Seigneur, elle se sentit tout à coup portée à lever les yeux vers la sainte Hostie. O merveille! À ce moment, le Dieu de l’'Eucharistie daigne se manifester à elle sous la forme d’un enfant de l’âge de trois ans et d'une beauté incomparable.
Cette vision lui fit éprouver les plus douces émotions du saint amour et lui inspira un profond mérris pour les beautés trompeuses de la terre. Comme ferait un ange revêtu d’une chair mortelle, elle n'usa plus qu'avec
Notre-Seigneur se fait voir à Marguerite sous la forme ‘ d'un bel enfant.
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