IL — LA FAMILLE DES ZAGUÉS
L'origine delà famille des ZagUés est encore incertaine. Suivant une tradition, la révolution dont nous avons parlé aurait été causée par une insurrection des Falasbas, peuple
354 Jatire », was richtijï ist. Nach R2 wâren es 372 Jahre, nach R4 sind es :<7(3; nach R5, 375 und endlich nach Bl, 330 Jahre, wâhrend welcher die Zagaer regierlen.
« Aber ganz abweichend sowohl in der Reihenfolj^e als auch der Anzahl der Namen findel sich noch in cod. xxvi, bl. 91, als Forlselzung^ der oben von uns Cl g-enannten Li>'te folgendes Verzeichnissder zajjaischer Regenten : Maràri 15 T. — Yemrâh 40 J. — Lalibala, 40 J. — Naakuelo-la-ab, 40 J. — Harbaï. 8J. — unddurnach brachte Jekuno-Amlak das Reich wieder an sie (die salomonische Familie) » {ZDMG.y t. VII, année 1853, p. 350-351). Cf. la chronique publiée par M. René Basset [itludes sur lliistoire d'I^thiopie, p. 9 et 98).
1. Cf. Bruce, Voyage, t. III, p. 341 elsuiv. ; Sait, Voi/. enAhyssink, t. II, p. '267; René Basset, Études s.ir r histoire d'/ulùo-pie, notes 64 et 65).
INTRODUCTION v
qui professe la religion juive et qui s'est toujours gouverné lui-uiême, avec ses rois ou ses reines propres. Ce serait une de leurs reines, nommée Esllier, Esàt (le feu), Judith ou Terdâe-Gobaz, qui aurait dépossédé Deinaod '.
1. « Delnoado exiincio, familia Zagsea regnum invasit : eoque trecentis et quadraginfa annis poJita est ; scelere faeminse cnjusdam Essai (iynem ha?c vox significat) dictai, cui varia flagitia, veluti impudicilia, sacrileg-ia et avaritia imnianis impinguntur. Successores ejus incerti : et pleraque nomina quœ Marianus Victorius habet, cum annis legiminis suspecta sunt; ut taceam, quod 7'ellezius d'isevtèscribit : Reginas in catalogum regnantium noai inferri. Attamen a Victorio una inseritur nomine Tredda Gabez, quœ omnes Salomona^i generis posteros e medio suslulerit, ut filio, ex prœfecto quodam Bugnse concepto, regnum firmaiet. Unicum tantum regise stirpis juvenem, ad primores regni Shewx, stemmali légitime addictissimos, profugum, occultum servatum fuisse. Invidiosèquidemhujiis generationis reges a Tellezio traducuntur, tanquam injusti et memorià indigni. cum tamen illamultos insignes reges iEthiopiae dederit, quorum etiam in Liturgid Aùlhiopicà, et apud poëtam meum, felix est memorià, ut Degna-Michael; Newaja Christos, i. e opes Christi; qui in catalogo Victorii nuspiam comparet. » (Ludolf, Hist. ^(hiop., 1. Il, eh. V, 1 à 6.) « Cette révolution pa-aît avoir été causée par uneinsurreotion des Agaous et des Falachas. Ces deux peuples appartiennent à la famille proto-sémitique qui comprend les Égyptiens, les Berbères^ les Haouss.is et les populations des bords de la mer Bouge. Sahos, Bedjas, etc. Ils occupèrent l'Ethiopie à une époque diflicile à déterminer et fuient refoulés sur certains points par l'émigration sémitique des Glieez au i'''' siècle de notre ère. Toutefois, ils parvinrent à se maintenir dans quelques provinces, le Samen, le Lasta, l'Agaoumdêr et le Dâmot Une p-irtie d'entre eux professe encore aujourd^bui le judaïsme. Ce fut une de leurs reines, nommée Est lier, suivant d'auties Esat, Judith ou Terdaë-Gobaz, qui déposséda Del-Na'ad, mais une dynastie chrélienne, dilTérenle de celle des Falàchàs juifs, avec laquelle on la confond quelquefois, s'empara de toute l'Élhiopie. En adoptant la date de 1268 pour le rétablissement de Yëkouno-Amlak, on trouve que la période de 354 ans assignée par notre chronique à la durée des Zàgués est très proche de la vérité, car elle concorde avec