C. LlKKÉ
Upsal, i"" Octobre 1771.
Lettre troisième.
Noble et savant Docteur 9
Quoique je vous aie écrit l'an passé *** afin de vous prier de recevoir mes remercîmens pour les belles
* Celte phrase manque de clarté dans Toriginal suédois. ♦* Yoyez les notes de la lettre précédente.
*** Cette lettre a en cflfet été perdue.
MVNB^&C. 1771 — 1774* 3g5
plantes que tous m'avez si gracieusement adressées, je crois devoir vous les renouveler ; rien n'ëtant sujet i plus d'incertitude que les correspondances au moyen de la navigation maritime. Vos nombreux oàsùliê étalent de la plus grande beauté, ainsi que la plupart des hypoxis qui presque tous étaient fort rares* Faites-moi savoir quelle plante vous désirez que jé TOUS dédie comme genre. Votre plante bulbeuse tritodrique, quoique fort semblable au crocuê , devra recevoir un autre nom * , car les étamines sont monadelphes; il en ert de même de cet arbre dioïque qui a quinze étamines et deux pistils, ainsi que de celui indiqué sur votre liste par les lettres B. F. Il a un calice à quatre divisions , un réceptacle légèrement dilaté, point de corolle , quatre étamines , un ovaire infère , quatre stigmates et des rameaux gladiés **•
Grâces vous soient rendues pour tout ce que vou& me communiquez sur les insectes les plus communs du Cap.
Suédel a été nommé professeur de poésie ; Aurivilliers , professeur de langues orientales 5 il succède au théologien Hesselgren. Mallet est devenu pro-fesseur de géométrie, et remplace Mellercreutz, admis i la retraite. Le jeune Berschen vient d'obtenir la chaire de commerce que Forster avait eue avant lui. Boudrie, secrétaire de l'afcadémîe, et Palniberg, adjoint, ont reçu le titre de professeurs; Colliander, votre successeur est maintenant prévost des marchands ***; le pasteur Lalleriiian à Hallar jd est mort, ainsi que le doyen Hallenius de Tierp. Le pasteur de la cathé^
* Galaxia (wata, Thunberg.
** Montinia acris, Linn. suppL 437»
*** Maculer af par a.
204 GOaEESPOKDANGE DE Llimi.
drale de Stockholm succède à Schroder dans Tëpiscopat.
On dit ici que Sparmann a accompagné le docteur Forster au pôle-sud. Serait-ce vrai ?
Faites -moi connaître l'itinéraire que vous devez suivre pendant le cours de votre long voyage. Je désire bien vivement vivre jusqu'à votre retour ici. Quelle joie pour moi d'assister à votre triomphe et de toucher de mes mains les lauriers qui vont couronner votre front. Déposez, je vous prie, sur les autels de Flore africaine, une guirlande de fleurs en mon intention, et recevez , cher docteur, l'assurance de l'attachement sincère de votre affectionné.