‹ Vie de M. de CoursonChapitre 143 sur 336 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

notre sacrifice. Zacharie est au ciel. Si la nature souffre, consolons-nous dans la foi et dans l'espérance. Cette cruelle séparation est la première que vous ayez eu à supporter; pour moi, cher ami, j'y suis accoutumé. Dieu a brisé tous les liens qui m'attachaient à la vie par le sang, restent les liens de l'amitié ; eh bien ! si telle est sa volonté, sa gloire et notre sanctification, qu'ils soient brisés les uns après les autres. Je lui demande une seule chose, c'est que ces chers amis meurent, comme Zacharie, dans sa grâce et avec la douce espérance dans le cœur.

« Je me transporte dans votre famille, ajoutait-il, je partage la douleur de vos excellents parents. Cher Léopold, trouvez dans votre cœur ces paroles de tendre charité et surtout de foi qui seront pour eux un allégement. Ah ! dites-leur combien je suis étroitement uni à leurs regrets et à leur chagrin , combien je prie pour le repos du défunt, de cet enfant de bénédiction qui m'appelait aussi son père et pour lequel j'avais, je le sens vivement, des entrailles de père. »

Personne, on l'a déjà dit, ne savait mieux consoler que M. de Gourson : « De toutes les condoléances qui nous ont été alors adressées, dit M*^' Sebaux, aucune n'a trouvé le chemin de nos cœurs comme les siennes; il nous semblait que Notre -Seigneur nous consolait par sa bouche. »

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